Nicolas Batum : " On a le groupe pour aller au bout "

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Nicolas Batum : " On a le groupe pour aller au bout "
Nicolas Batum : " On a le groupe pour aller au bout "

En pleine préparation pour l'Euro que la France accueillera, Nicolas Batum sent une certaine pression monter. L'ancien Blazer l'assure, tous veulent marquer l'histoire du sport français. Le groupe n'a qu'un seul objectif en tête : une finale à la maison synonyme de qualification pour les JO de Rio.

Nicolas Batum, comment se porte le groupe ?
On a vu pire. En particulier lors d’éditions précédentes. En général, le groupe se porte très bien physiquement et mentalement. On est dans les clous, maintenant il faut continuer le travail. Le départ d’Alexis (Ajinça) a été un coup dur pour nous mais Mam (Jaiteh) peut apporter. On a le groupe pour aller au bout, on le sait très bien. Maintenant c’est à nous de le faire.

Est-ce que vous sentez l’attente du public français ?
Ah oui ! On l’a vu pendant les matchs de préparation. Le public est à fond derrière nous. Il est impatient de nous voir commencer la compétition. On a fait salle comble à chaque fois. Les séances de dédicaces étaient toujours noires de monde. On sent que quelque chose s’est créé ces dernières années par rapport aux résultats passés. L’apothéose serait de remporter un titre ensemble, sur notre territoire et c’est ce qu’on va essayer de faire le 20 septembre. 

« On a déjà éliminé des pays hôtes, on a brisé des rêves » 

C’est le moment parfait pour accueillir cette compétition ?
Un Euro à la maison c’est vrai que ça fait un moment que j’en rêve et c’est le cas pour tout le monde. Je crois qu’à part Evan (Fournier) qui en a fait un chez les jeunes, personne ne l’a fait. On a vraiment poussé Jean-Pierre Siutat (président de la FFBB) pour que ça se fasse. Le timing est juste parfait. On est champions d’Europe en titre, il y a une place pour les Jeux de Rio à la clé. On arrive à un point où deux ou trois générations sont arrivées à maturité et on a l’occasion de marquer l’histoire du sport français.

Le fait que cet Euro soit à domicile rajoute-t-il une certaine pression ?
On a galvanisé l’intérêt du public français. Mais on a déjà éliminé des pays hôtes, on a brisé des rêves. On a vu le visage des adversaires, on a vu le visage des fans, la réaction d’un pays. On n’a pas du tout envie d’être dans cette situation-là. Il y a toujours de la pression sur un événement pareil, que ce soit en France ou ailleurs. A la maison, c’est plutôt l’excitation qui va primer sur la pression. Après, il ne faut pas tomber dans l’euphorie. L’euphorie peut être plus dure à gérer que la pression. Mais on est serein. On a un groupe bien encadré. Je pense que Boris (Diaw), Flo (Pietrus) et Tony (Parker) ont les mots et les gestes pour nous mettre dans les meilleures conditions. On est bien.

« Si on gagne, dans 40-50 ans on en reparlera encore » 

Au niveau personnel, comment est votre implication par rapport à cet événement ?
Mon implication est la même. Il y a peut-être encore un peu plus de sérieux parce que je sais que c’est une grosse échéance. On a eu une piqûre de rappel après la Finlande (défaite 76-67). L’entraînement d’après a été très costaud. Depuis, le niveau est monté. Il y a eu une prise de conscience de chacun. On ne veut pas manquer l’opportunité de marquer l’histoire. Si on gagne, dans 40-50 ans on en reparlera encore.

Comment vivez-vous le retour de Tony Parker au poste de leader de cette équipe ?
C
’est vrai que le retour de Tony et l’intronisation de Nando (De Colo) me libèrent beaucoup. Je porte beaucoup moins le ballon et je peux être beaucoup plus dans le mouvement et dans la finition. Je me sens très bien par rapport à ça. On a deux très bons créateurs à l’arrière et un à l’intérieur. Moi je n’ai plus qu’à être celui qui s’occupe de l’espace et de proposer des solutions dans le dos. Et ça me va très très bien.

On vous sent beaucoup plus serein et concentré cette année, est-ce ce que vous ressentez ?
Comme j’ai moins de responsabilités en attaque, j’ai beaucoup plus de temps pour me concentrer sur les détails qui sont à côté. Mon rôle est totalement différent de l’année dernière, j’ai beaucoup moins de ballons en attaque. Et vous savez quoi ? Je m’en fiche ! Je prends énormément de plaisir à jouer et c’est tout ce qui m’importe. Moi je veux juste gagner. Je suis beaucoup plus concentré en attaque, en défense, dans la création d’espaces et c’est ce qu’on me demande. Je le fais à 100% et je vais faire mieux dans les quinze jours à suivre.

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