Nice-"Tout ce qui aurait dû être fait ne l'a pas été", dit Sarkozy

le , mis à jour à 00:42
6
    * Charge virulente du président des Républicains 
    * Se défend de toute polémique 
    * Hollande a dénoncé samedi une "tentative de diviser" 
 
 (Actualisé avec réaction du gouvernement) 
    PARIS, 17 juillet (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'en est pris 
dimanche à la politique de lutte antiterroriste et 
anti-radicalisation du gouvernement tout en se défendant 
d'alimenter une polémique, trois jours après l'attentat de Nice 
revendiqué par le groupe Etat islamique. 
    Le président des Républicains, qui n'a toujours pas 
officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de 2017, 
avait prévenu vendredi qu'il y aurait un moment pour "dire les 
choses" après la course meurtrière, jeudi soir, de Mohamed 
Lahouaiej-Bouhlel dont les motivations restent floues.  
    "Je sais que le risque zéro n'existe pas", a dit l'ancien 
chef de l'Etat sur TF1 dimanche soir. "Je le sais parfaitement 
et je sais qu'on ne se déchire pas alors que des victimes n'ont 
pas encore été enterrées". 
    "Mais je veux dire, parce que c'est la vérité, que tout ce 
qui aurait du être fait depuis 18 mois (...) ne l'a pas été", 
a-t-il ajouté. "L'enquête est en cours et je ne dirai jamais que 
j'aurais pu éviter ceci ou cela, respectons les victimes mais 
tout n'a pas été fait". 
    Nicolas Sarkozy a notamment demandé l'ouverture de centres 
de déradicalisation - un centre doit être ouvert cet été -  
l'expulsion des personnes étrangères fichées S et le placement 
en centre de rétention ou sous bracelet électronique de celles 
présentant un risque de radicalisation.  
    "Avec cela on engage vraiment la guerre", a-t-il souligné.   
   
    Concernant la décision de François Hollande de faire appel à 
la réserve militaire opérationnelle, Nicolas Sarkozy a estimé 
que cette mesure n'allait pas en soi "résoudre le problème du 
terrorisme".  
     
    "POLEMIQUE" 
    "Contrairement à ce que le président du parti les 
Républicains a affirmé ce soir, aucun Gouvernement n'a fait 
autant jusqu'à présent pour lutter contre le terrorisme", 
répliquent le chef du gouvernement et le ministre de 
l'Intérieur, dans un communiqué commun. 
    Parlant d'une "mobilisation totale", Manuel Valls et Bernard 
Cazeneuve rappellent notamment que 9.000 emplois de policiers et 
de gendarmes ont été recréés sur l'ensemble du quinquennat, 
"quand 12.500 avaient été supprimés entre 2007 et 2012".  
    "Nous répondons ensuite par l'adaptation de nos outils 
juridiques", poursuivent-ils, soulignant que trois lois 
antiterroristes et une loi renseignement ont été adoptées au 
cours du quinquennat.     
    Contrairement aux attentats de janvier et novembre qui ont 
secoué la France en 2015, l'opposition de droite a mis en cause 
la responsabilité du gouvernement immédiatement après l'attaque 
de Nice.  
    Le maire de Bordeaux et candidat à la primaire de la droite 
Alain Juppé a notamment estimé que "si tous les moyens avaient 
été pris, le drame n'aurait pas eu lieu".  
    Des accusations dénoncées par François Hollande qui s'est 
élevé samedi, par la voix du porte-parole du gouvernement, 
contre des "tentations de diviser" le pays et a appelé une 
nouvelle fois à l'unité.  
    "C'est de mon devoir de responsable politique de dire qu'il 
y a une autre politique qui est possible, qu'il y a de choses 
qu'on aurait du faire qui n'ont pas été faites", a déclaré 
Nicolas Sarkozy.   
    "J'essaye d'expliquer aux Français que le risque zéro 
n'existe pas mais que nous avons une obligation de moyens pour 
assurer leur sécurité, prendre des décisions tout de suite".  
    "Ce n'est pas de la polémique ou alors dans ce cas là il 
faut qu'on ferme la démocratie, qu'on ne débatte plus de rien", 
a-t-il ajouté.   
    Les déclarations de Nicolas Sarkozy ont également fait 
réagir le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, qui a 
dénoncé le "culot" de l'ex-chef de l'Etat.  
    "Regarder le JT de TF1 et se dire que le culot finit par 
remplacer ce qui fut une forme de talent", a-t-il écrit sur son 
compte Twitter. 
    Le projet de loi contre le terrorisme a été adopté en mai 
dernier par le Parlement. Il assouplit les règles d'usage des 
armes par les forces de l'ordre et prévoit une assignation à 
résidence d'un mois pour les personnes de retour de zones de 
combats comme la Syrie.  
    Il renforce également la lutte contre les trafics d'armes, 
réintroduit la possibilité de fouilles intégrales dans les 
prisons, inclut le personnel pénitentiaire dans le cercle du 
renseignement et pénalise la consultation de sites terroristes 
 ID:nL5N18M4EX .  
 
 (Marine Pennetier et Jean-Philippe Lefief, édité par Simon 
Carraud) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • franck8 il y a 10 mois

    Nullissime et odieux !

  • cacciat4 il y a 10 mois

    AUX MANETTES

  • cacciat4 il y a 10 mois

    SARKOSY ET SON EQUIPE ON SUPIMER DES POLICIERS QUAND ILS ETAIENT MANETTES

  • cacciat4 il y a 10 mois

    POUR MOI LE RESPONSABLE EST MONSIEUR ESTROSI

  • fortunos il y a 10 mois

    Pourquoi le gouvernement de l epoque en 2005,avec un ministre de l interieur qui s appelait N Sarkozy ,a autorise l entrée de ce Tunisien qui avait a l epoque de gros problemes psychologique.Pourquoi ce meme gouvernement et ce meme president ont supprime 15000 postes de policiers et de gendarmes!!Ces gens la qui ont le toupet de donner des lecons devraient la fermer!!!!

  • M8252219 il y a 10 mois

    UN TEMPS TROP TARD!!!!Nous sommes en état d'urgence . Mettre des gendarmes et gardiens si ils n'ont pas l'autonomie de tirer sur un terroriste immédiatement cela n'a aucun sens . S'ils doivent appeler le commissariat qui appellera la préfecture qui appellera le ministre de l'intérieur avant d'avoir l'autorisation de neutraliser un terroriste c'est aberrant !!! Il semblerait qu'au Bataclan la réponse ait beaucoup tardée !!!!! à Nice cela semble pareille . OU SONT LES RESPONSABLES