Nice lance son quartier dédié à la croissance verte

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Le budget de l'opération, d'un montant de 380 millions d'euros, a été bouclé cette semaine.

Avec la conclusion du protocole de partenariat et de financement entre l'État et les collectivités locales, cette semaine, le véritable coup d'envoi d'Éco-Vallée vient d'être donné. La plaine du Var, vaste zone de 10.000 ha à l'ouest de Nice, le long du fleuve du même nom, devrait ainsi compter dans une bonne douzaine d'années 1,3 million de mètres carrés de nouveaux bureaux, locaux d'activités, commerces, équipements publics et logements. Le projet doit permettre la création 27.000 emplois d'ici à 2025.

Il est décrété «opération d'intérêt national». Christian Estrosi, alors ministre délégué à l'Aménagement du territoire, avait obtenu cet engagement de l'État en 2005. «Je ne voulais pas que la métropole niçoise continue à vivre sur un seul pied, le tourisme et les services», explique le maire UMP de Nice. La ville bénéficie de la zone d'activité de Carros mais celle-ci n'est pas spécialisée ni clairement identifiée. Estrosi a donc voulu «tourner Nice vers l'économie de l'environnement, la croissance verte, un secteur représentant 250.000 emplois et 10 milliards de chiffre d'affaires, où il y a une place à prendre». Il vise aussi «un rééquilibrage de la ville après un demi-siècle d'étalement urbain désordonné».

Préservation de l'environnement

Le protocole signé cette semaine réunit donc l'État, qui apporte 21,5 millions d'euros, la communauté urbaine de Nice (21,5 millions), le département des Alpes-Maritimes et la région Paca (10,7 millions chacun). Ces 64,5 millions constituent la subvention d'équilibre de l'établissement public d'aménagement de la Plaine du Var. Éco-Vallée a été retenu au programme Éco-Cité et bénéficie aussi de 32 millions de subventions à ce titre. Le reste du budget -au total, 380 millions entre 2012 et 2026- proviendra de la vente de droits à construire. Le chantier comprend quatre grandes opérations, développées sur 108 ha sur les 450 constructibles d'Éco-Vallée, le reste étant dévolu à la préservation de l'environnement. Le déplacement du marché d'intérêt national de Nice, aujourd'hui situé à côté de l'aéroport, va permettre de créer une plate-forme agroalimentaire et horticole à La Baronne.

Les terrains libérés accueilleront deux équipements structurants le pôle multimodal (gare TGV-TER et tramway), au plus près de l'aéroport, et une halle d'expositions de 75.000 m2 au sein du Grand Arénas, un quartier qui proposera 300.000 m2 de bureaux et 100.000 m2 de logements.

Un peu plus au nord sera créé Nice Méridia, un technopôle urbain avec activités de R & D, enseignement et formation, immobilier d'entreprise et logements (au total 330.000 m2) et un parc de 13 hectares entre Méridia et le grand stade en cours de construction.

Enfin, un premier écoquartier de 5 ha sera aménagé au nord d'Éco-Vallée, sur la commune de Saint-Martin-du-Var.

Pour mener le projet à bien, il faudra encore convaincre des investisseurs privés qui, selon Christian Estrosi, apporteront 2 milliards d'euros. Confiant, l'élu met en avant les engagements de groupes comme IBM, Veolia, Cisco ou Schneider de s'installer sur Éco-Vallée.


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