Nice-L'Intérieur accusé de mensonge, Cazeneuve "s'indigne"

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    PARIS, 21 juillet (Reuters) - Bernard Cazeneuve s'insurge 
mercredi soir des "contre-vérités" publiées selon lui par le 
journal Libération dans son édition de jeudi, qui dénonce en une 
"des failles et un mensonge" quant aux mesures de sécurité mises 
en place le 14 juillet à Nice sur la promenade des Anglais. 
    "Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, s'indigne des 
contre-vérités que le journal a publiées dans son édition datée 
du 21 juillet. Ces méthodes interrogent la déontologie des 
journalistes qui ont signé ces articles", annonce le ministre 
dans un communiqué. 
    Le journal Libération rapporte des failles dans le 
dispositif mis en place le 14 juillet à Nice, soir où Mohamed 
Lahouaiej Bouhlel, un Tunisien de 31 ans, a foncé à bord d'un 
poids lourd dans la foule venue regarder le feu d'artifice sur 
la promenade des Anglais, faisant 84 morts et des centaines de 
blessés. 
    "Contrairement à ce qu'a affirmé le ministère de 
l'Intérieur, l'entrée du périmètre piéton de la promenade des 
Anglais n'était pas protégé par la police nationale le 14 
juillet au soir", explique le journal à l'issue d'une enquête.  
    Selon le journal, l'entrée de la promenade des Anglais 
n'était surveillée que par deux agents municipaux, les agents de 
la police nationale ayant été "relevés aux alentours de 20h30 
par leurs collègues municipaux". 
    Bernard Cazeneuve dément les informations du journal, auquel 
il dit avoir fourni "l'ensemble des réponses à ses questions" 
sur le sujet et explique que deux points de contrôle encadraient 
la zone piétonne.  
    Le premier se situait à 400 mètres en amont du début de la 
zone, l'autre à "quelques dizaines de mètres en avant des 
installations relatives à la manifestation elle-même", avec deux 
voitures de police et six policiers nationaux, précise-t-il. 
    "Le ministre de l'Intérieur confirme donc que l'accès à la 
zone piétonne de la Prom'Party sur la Promenade des Anglais 
était sécurisé par un barrage de la police nationale, deux 
voitures stationnées sur la chaussée et six fonctionnaires".  
    Le ministre de l'Intérieur a rejeté toute idée de démission 
en réponse aux vives critiques de la droite et de l'extrême 
droite après l'attaque, jugeant "qu'on ne déserte pas le combat 
contre le terrorisme", dans une interview publiée mercredi par 
Le Monde.   
    Il jugeait à cette occasion que "le préfet, le directeur 
départemental de la sécurité publique, les policiers (avaient) 
été exemplaires" le soir du 14 juillet à Nice. 
 
 (Julie Carriat pour le service français) 
 
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  • miez1804 il y a 5 mois

    Et heureusement que l'article ne vien pas du FiGAro!!!!!

  • janaliz il y a 5 mois

    Le sieur s'indigne... On ne lui demande pas de déserté mais de débarrasser le plancher. 2 voitures et 6 policiers... quand on connait la ville de Nice... De qui se moque-t-il ? On ne peut pas taxer Libération d'être un opposant systématique...

  • M9095115 il y a 5 mois

    Ha indigné Cazeneuve car il risque de perdre sa petite place confortable et ben payée.Donc tout pour lui tout était bien sécurisé avec des centaines de policiers,blocs de béton,herses etc.Sauf que le camion est rentré sur la croisette en roulant sur le trottoir sans problèmes pour écraser 84 personnes.Alors !!!