Nice-Estrosi demande la saisie de la police des polices

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    PARIS, 20 juillet (Reuters) - Christian Estrosi, premier 
adjoint Les Républicains de Nice, demande au Premier ministre 
Manuel Valls de saisir l'inspection générale des services pour 
faire la lumière sur les conditions de sécurité mises en place 
le 14 juillet.  
    "Lorsqu'il aura sous les yeux tous les éléments, il ne 
pourra pas dire la même chose", déclare l'élu dans une interview 
à paraître ce mercredi dans le quotidien régional Nice Matin. 
    Selon lui, "les policiers   étaient moins nombreux 
[qu'en 2015] alors que nous étions pourtant en plein état 
d'urgence".  
    "Le ministre de l'Intérieur a affirmé qu'ils étaient 64, le 
Premier ministre qu'ils étaient au total 185. Ces deux chiffres 
sont mensongers", dit-il. 
    Christian Estrosi indique également qu'il n'a eu 
"connaissance d'aucun élément qui aurait pu me conduire à une 
annulation".  
    Il précise que 42 policiers municipaux étaient présents sur 
le terrain, comme le lui avait demandé l'Etat. Ils étaient les 
seuls, assure-t-il, à être positionnés jeudi soir "à des 
carrefours stratégiques, comme nous en avons la preuve sur de 
nombreuses photos".  
    Des questions se posent aussi sur l'absence de blocs de 
béton qui auraient peut-être pu ralentir ou entraver la course 
folle du camion ayant fait 84 morts sur la promenade des 
Anglais. 
    "Pour l'Euro 2016, ils avaient été positionnés pour faire 
des chicanes. Cette disposition n'a pas été reproduite le 
14-Juillet" précise-t-il.  
 
 (Matthias Galante, édité par Jean-Philippe Lefief) 
 
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