Nice : décision en fin de semaine pour l'agent de l'aéroport suspendu

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Nice : décision en fin de semaine pour l'agent de l'aéroport suspendu
Nice : décision en fin de semaine pour l'agent de l'aéroport suspendu

Mardi après-midi, le tribunal administratif de Nice s'est réuni pour discuter à nouveau de la suspension par la préfecture d'un agent de sûreté de l'aéroport. Cet employé musulman se voit reprocher depuis le 13 novembre 2013 sa «radicalisation religieuse».

La juridiction avait suspendu une première fois le 12 décembre le premier arrêté de la préfecture. Mais le préfet en a pris un second allant dans le même sens. Une décision prise à cause d'un «certain nombre de présomptions», a relaté le directeur de cabinet du préfet, Jehan-Eric Winckler, devant le tribunal administratif de Nice, saisi en référé. «Nous avons agi à titre conservatoire», la police aux frontières (PAF) ayant été «avisée d'un comportement particulier de l'intéressé», a-t-il argué.

Interrogé sur ce qui pouvait être reproché au plaignant, il a évoqué un «renfermement sur lui-même», le fait qu'il ne faisait pas la bise à ses collègues féminines, qu'il «répondait en arabe» à certains interlocuteurs. Le jeune homme, âgé de 25 ans, aurait par ailleurs dit à des collègues qu'il était «bien quand on était musulman d'appliquer les règles strictes d'un islam pur» et n'aurait «pas montré de répulsion» à l'évocation de certains «actes terroristes», a-t-il ajouté.

Le dossier est vide, selon son avocat

Le haut responsable n'a pas voulu révéler la source des informations parvenues à la PAF et ayant motivé l'arrêté préfectoral. Mais il a souligné que «la radicalisation n'était pas une vue de l'esprit dans les Alpes-Maritimes», rappelant notamment le démantèlement de deux cellules islamistes à Cannes ces derniers mois.

L'agent de sûreté incriminé est père de famille, délégué syndical CGT et élu au CHSCT de son entreprise, pour laquelle il travaille depuis 2011 au contrôle des bagages en soute. Il était présent au tribunal administratif. Selon «Nice-Matin», une délégation CGT est d'ailleurs venue ...

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