Nibras Chehayed, jésuite et poète de la révolution

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Les textes du Syrien Nibras Chehayed, écrits dans une langue à la fois simple et soutenue, possèdent la puissance des grands poèmes de la Résistance française.

LA Révolution syrienne a son poète. C'est un jésuite. On sait peu de chose du père Nibras Chehayed, originaire du sud du pays et à peine âgé de 30 ans. Il a étudié à Homs, où l'ordre possède une maison, et vit aujourd'hui en exil au Liban. Sa voix est en train de devenir celle des révoltés. Une voix humaine, forte et bouleversante. Ses textes, écrits dans une langue à la fois simple et soutenue, possèdent la puissance des grands poèmes de la Résistance française.

L'une des dernières parutions, publiée dans le quotidien libanaisal-Safir, évoque immédiatement le célèbre texte de Louis Aragon, La Rose et le Réséda, sur la mort de deux résistants, l'un chrétien et l'autre athée, «Celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas...» Aragon le communiste franchissait les lignes idéologiques en évoquant le sacrifice d'un chrétien. Chehayed le chrétien ose célébrer celui d'un «sans Dieu», dans une région où il est culturellement presque impo

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