Neymar : pour tout l'or du Brésil

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Neymar : pour tout l'or du Brésil
Neymar : pour tout l'or du Brésil

Et voilà, c'est fait ! La Seleção est enfin parvenue à la plus haute marche du podium et a décroché son premier or olympique. Une victoire riche en symboles pour un peuple brésilien littéralement habité depuis ses origines par la quête fascinée du métal précieux…

Eldorado


Le Brésil est or. L'or est brésilien. Le jaune d'or du losange qui orne son drapeau est une référence aux richesses de son sous-sol (aurifère, donc). Le maillot emblématique de la Seleção est de la même couleur, jaune d'or 1970 et non pas le jonquille pisseux dont les Brazileiros se sont affublés aux coupes du monde ultérieures. Auriverde ("or et vert") est l'autre surnom de l'équipe nationale. A taça do mundo é nossa ("La Coupe du monde est à nous") est l'hymne des supporters de la Seleção depuis des décennies et il est tout aussi explicite : l'Esquadrão de ouro dont on y chante les louanges se traduit littéralement par "l'équipe en or". Depuis la découverte du Nouveau Monde, le mythe fabuleux de l'Eldorado (la Contrée de l'Or) a traversé tout le continent sud-américain pour se fixer enfin au Brésil, et plus précisément en Amazonie. L'Homme de Rio (1964), le film français avec notre Bébel national, n'était en fait qu'une réécriture de la légendaire quête du gigantesque trésor caché dont l'itinéraire était révélé par l'alignement des trois statuettes sacrées. Sur l'affiche du film, le Pain de sucre carioca est couleur or…

L'attrait pour l'or, la conquête de l'or appartiennent aux mythes anciens de ce grand pays. Le Carnaval de Rio y transcende même les couches sociales par son déploiement de dorures, de paillettes dorées et de brillants éclatants. Pendant le Carnaval, les pauvres accèdent symboliquement à la richesse des patriciens en se parant à leur tour du (faux) métal précieux. À sa sortie en 1959, l'affiche du film Orfeu Negro (1959) du Français Albert Camus étalait le doré du Carnaval, avant de décrocher l'or de la Palme à Cannes, puis l'Oscar à Hollywood. L'or du Brésil, ce sont aussi ses plages au sable pailleté et son soleil quotidien dont le cours élevé ne varie jamais. Yves Bigot notait finement aussi que les coupes du monde remportées par le Brésil jusqu'en 1994 scellaient le mariage de l'or et de l'ébène, le doré qui ne brille jamais aussi beau que sur la peau noire (référence à la Seleção métissée d'Afrique)…

Suède 1958 : première Toison d'Or


En football, la conquête de l'or avait été…





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