Neymar, les larmes après l'humiliation

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Neymar, les larmes après l'humiliation
Neymar, les larmes après l'humiliation
Profondément meurtri par sa blessure et l'humiliation infligée à " sa " Seleçao en demi-finale du Mondial, Neymar est apparu très ému en conférence de presse jeudi. L'attaquant du Brésil en a profité pour répondre à son agent, qui avait ouvertement critiqué Luiz Felipe Scolari.

On ne l'avait plus entendu depuis l'humiliation subie par le Brésil en demi-finale du Mondial 2014. Neymar est sorti de son silence, jeudi, en conférence de presse. L'attaquant de la Seleçao, ému aux larmes, a confié l'incompréhension qui l'habitait après la désillusion contre l'Allemagne. « J'ai trouvé ça incroyable, inexplicable. Je ne peux pas l'expliquer, a-t-il confié. Il y a eu un black-out. C'est facile de parler après. J'ai déjà vécu ça : tu n'arrives pas à t'organiser, tu ne réussis plus une passe, tu ne réussis plus rien. On ne demande qu'une chose, c'est que la lumière revienne (...). On voulait tous gagner le titre, on a travaillé pour ça. Ce n'est pas à cause d'une défaite, de la perte du titre que tous les joueurs sont tristes. On est suffisamment forts pour le surmonter mais voir ton fils, ta famille, des gens que tu ne connais pas pleurer... J'ai pleuré, pas parce qu'on a perdu, mais parce qu'on ne méritait pas de perdre comme ça, on ne méritait pas ça. »

« Si cela avait été deux centimètres de plus, je serais peut-être dans une chaise roulante »

Mais l'attaquant du FC Barcelone a appris à relativiser cette défaite. Sa sérieuse blessure au dos aurait pu l'handicaper à vie. Et ça, la star brésilienne a bien du mal à le digérer. « C'est une action que je n'accepte pas. Je ne vais pas dire qu'il y avait quelque chose de malveillant, je ne suis pas dans sa tête. Mais celui qui connaît le foot sait que sa charge n'est pas normale, a-t-il ajouté. Quand tu veux faire faute sur quelqu'un de dos pour arrêter l'action, tu pousses, tu le retiens (...). On m'a souvent accusé de tomber facilement. Quand je suis de face, j'ai la vision périphérique et je peux me protéger. Mais de dos... Il y a une règle, il faut être protégé et j'ai fini blessé. Dieu m'a aidé. Si cela avait été deux centimètres de plus, je serais peut-être dans une chaise roulante. C'est compliqué d'en parler. Le moment le plus important de ma carrière (il fond alors en larmes)... » Mais l'intéressé n'est pas des plus rancuniers. « Il (Zuniga) m'a appelé, a demandé pardon, il m'a dit qu'il ne voulait pas me blesser. Il a dit des choses sympas. Je n'ai pas de ranc½ur ou de haine. Je lui souhaite le meilleur pour sa carrière. »

« Il y a deux personnes qui peuvent parler en mon nom. Mon père et moi ! »

Une réaction qui honore l'ancien joueur du FC Santos. En pleine tourmente médiatique suite aux propos de son agent qui avait vivement critiqué Luiz Felipe Scolari sur Twitter, le jeune homme de 22 ans a pris ses responsabilités. Et ne semble pas être sur la même longueur d'ondes que celui qui gère ses intérêts. « Il y a deux personnes qui peuvent parler en mon nom. Mon père et moi, assure-t-il. Ce qui sort de la bouche de Wagner (Ribeiro) le regarde. C'est une personne que j'admire, et que j'aime bien, mais c'est à lui de répondre de ses paroles. Je ne suis pas d'accord, je n'accepte pas. » Pour la suite, Neymar a un objectif. « Je veux rejouer, redonner de la joie au peuple brésilien, à mes coéquipiers. Mon rêve n'est pas terminé. Mon rêve était d'enchanter le monde avec mon football, de rendre heureux. C'est pour ça que je joue avec le sourire, que je m'entraîne avec le sourire. Ce n'est pas parce qu'on a perdu ce Mondial que ça va changer. Le sourire peut disparaître quelque temps mais il va revenir. » On peut lui faire confiance pour ça.


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