Neymar, l'amour dure trois ans

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Neymar, l'amour dure trois ans
Neymar, l'amour dure trois ans

Symbole d'un Barça convalescent, Neymar parait en bout de course depuis un mois. Une situation lassante que le Brésilien ferait mieux de corriger le plus vite possible.

Le Camp Nou retient son souffle, puis s'incline devant ce condensé de talent. En cette soirée du 8 novembre 2015, l'exigeant public barcelonais trouve son bonheur dans les dribbles chaloupés et les voltes d'un joueur au-dessus des autres : Neymar da Silva Santos Junior. Contre Villarreal, les Culés mènent déjà 2-0 quand un contre se lance à cinq minutes de la fin du match. Servi côté gauche, Luis Suarez accélère et remet en une touche la balle à son compagnon, bien placé pour engendrer une occasion de but. Où se trouve Lionel Messi ? Dans les tribunes. La Pulga est blessée depuis bientôt deux mois et ce soir, Luisito et Ney assurent le spectacle sans leur troisième force. Sandro Ramirez est à la rue, le Brésilien fait donc parler la magie. Un contrôle rapide des abdominaux, un sombrero suivi d'une demi-volte pour se jouer de Jaume Costa, puis une reprise de volée imparable pour Alphonse Areola. 3-0. Dans un style capillaire classique et sans chichi, Neymar jubile, mime la folie avant d'aller s'empaler dans les bras de Suarez. Tout va trop vite pour le monde réel, et même sans son M, la SN mène un train d'enfer. Le Barça prend trois points d'avance sur un Real Madrid en péril à Séville, puis s'apprête à jouer le premier Clasico de la saison dans la peau du leader de Liga. Le Barça va coiffer le Real, parce que Neymar le vaut bien.

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Si le scénario est idéal côté Barça, il date déjà d'hier. Une partie de la peau de l'ours était vendue après avoir laminé les Blancos au match aller, cela semblait presque légitime. Cinq mois plus tard, les dynamiques se sont inversées. Certes, les Blaugranas sont encore devant au classement et gardent l'avantage de la différence particulière sur ses deux rivaux, mais l'élimination en quarts de C1 contre l'Atletico constitue un tournant dans sa saison. Depuis ces deux matchs à enjeu, la tension se lit davantage sur les visages des têtes d'affiche, à commencer par la MSN. En baisse de forme notable depuis les matchs éliminatoires pour le mondial 2018, le M tend à refaire surface sans s'avérer décisif. Le S donne tout, garde son impact offensif et reste irréprochable. Et le N ? Une âme en peine, à la…



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