New York : un cerveau libyen d'al-Qaïda devant la justice américaine

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New York : un cerveau libyen d'al-Qaïda devant la justice américaine
New York : un cerveau libyen d'al-Qaïda devant la justice américaine

Le Libyen Abou Anas al-Libi, l'un des cerveaux présumés d'al-Qaïda, a été transféré ce week-end à New York (Etats-Unis) pour comparaître ce mardi devant la justice américaine. Or, depuis son arrestation la semaine dernière à Tripoli, une crise diplomatique agite les responsables politiques des deux pays. La Libye estime en effet que l'opération des soldats américains n'est autre qu'un «enlèvement».

Al-Libi, de son vrai nom Nazih Abdul Hamed al-Raghie, était recherché depuis plus de quinze ans pour son rôle dans les attentats de 1998 contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya. Jusqu'à la semaine dernière, il figurait parmi les personnalités les plus recherchées par le FBI, qui avait offert cinq millions de dollars pour sa capture. Ingénieur en informatique, il avait quitté la Libye vers le Soudan au début des années 1990 pour fuir la répression des islamistes par le régime de Mouammar Kadhafi. Grâce à ses connaissances en systèmes de télécommunication, il a rapidement gravi les échelons au sein du réseau al-Qaïda. Il s'est également rendu en Afghanistan et au Yemen, avant d'obtenir l'asile politique à Manchester en Grande-Bretagne où il a résidé jusqu'en 2000. Il aurait ensuite trouvé refuge au Pakistan.

Tripoli en colère, Obama ne cède pas

Une telle «prise» a donc fait dire au secrétaire d'Etat américian John Kerry que son pays «ne cessera jamais de s'efforcer à réprimer ceux qui commettent des actes de terreur (...) Les membres d'Al-Quaïda et les autres organisations terroristes peuvent courir mais ne peuvent pas se cacher», s'est-il félicité au lendemain de l'arrestation d'al-Libi devant chez lui.

Le gouvernement libyen, lui, n'a pas vu d'un aussi bon oeil cette opération. Elle pourrait lui attirer les foudres des islamistes extrémistes, de plus en plus influents dans le pays. Le pouvoir a assuré ne pas être avoir été mis au courant de l'opération américaine et a ...

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