Neville Southall : " Si tu perds le derby, que Dieu te vienne en aide "

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Neville Southall : " Si tu perds le derby, que Dieu te vienne en aide "
Neville Southall : " Si tu perds le derby, que Dieu te vienne en aide "

Neville Southall est le recordman de participations au derby de Liverpool. Avec 17 ans de présence et près de 600 matches dans le but d'Everton, Neville est un homme qui monta des murs toute sa vie : sur les chantiers du pays de Galles, autour de lui et bien évidemment, à Goodison Park. Le tout, en restant fit.

Il y a onze ans, la BBC vous élisait " héros culte de toute l'histoire d'Everton " avec 74% des votes. Ça vous a fait quoi ? Forcément, j'étais très fier. Mais ça m'a toujours paru étrange. Parce qu'entre tous les grands joueurs qu'Everton a eus, me choisir moi, c'est un peu surréaliste. C'est même très surréaliste. Quand tu joues au football, tu es censé tout conquérir et t'en réjouir. Moi, je n'ai jamais pensé de cette manière. Je n'ai vraiment aucune idée de la raison pour laquelle ils m'ont donné ce titre : parce que je suis resté longtemps ? Parce qu'ils n'ont jamais pu se débarrasser de moi ? La seule chose qui me paraît plausible ? J'étais au club quand il a gagné de nombreux trophées. Mais bon, ça fait longtemps. Disons que je suis reconnaissant de ce qu'on me donne, dont ce titre.
Pourtant, votre carrière aurait pu se dérouler tout autrement. Adolescent, vous auriez pu signer au Fortuna Düsseldorf, c'est ça ? Mon oncle s'occupait de l'équipe du coin, les Llandudno Swifts, dans laquelle je jouais. On a voyagé du nord du pays de Galles jusqu'en Allemagne dans le pire bus que tu puisses imaginer sans s'arrêter ni dormir. Une fois arrivés à Düsseldorf, on s'est écroulés et forcément, on s'est fait démolir par le Fortuna. Le lendemain, avant de repartir, mon oncle m'a demandé : " Tu veux rester ? Ils veulent te signer. " Évidemment que non. Moi, je voulais rentrer à la maison (rires). Et ça s'arrête là. J'ai 14 ans, j'ai jamais quitté la maison ni ma petite ville et on me demande d'aller à l'autre bout de l'Europe ? En plus, à cet âge-là, je ne sais pas ce que ça veut dire " signer " quelqu'un. Je suis plutôt content de la tournure qu'ont pris les choses par la suite.
Vous avez pourtant abandonné l'école rapidement et enchaîné toutes sortes de petits boulots. En fait, je suis rentré dans une municipalité et j'ai fait plein de trucs : monter des murs, faire de la cuisine, éboueur, refaire les routes, changer les ampoules des lampadaires, pour finir porteur de briques. C'est comme ça que je suis devenu fit. En même temps, je continuais à jouer au foot. Je suis très heureux de ce chemin de carrière parce que, quand tu vois la façon dont les gamins jouant au foot sont conditionnés par leur environnement... Parfois, les centres de...


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