Neve Shalom-Wahat al-Salam : "oasis de paix" dans un désert de violence

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Des habitations du village et le Doumia-Sakinah, bâtis sur une colline en bordure de la vallée d'Ayalon.
Des habitations du village et le Doumia-Sakinah, bâtis sur une colline en bordure de la vallée d'Ayalon.

En Israël, le village de Neve Shalom-Wahat al-Salam (NSWAS) est unique en son genre. Situé entre Jérusalem et Tel-Aviv, non loin de la frontière cisjordanienne, il constitue une enclave pacifiste dans une région marquée par l'éternel conflit israélo-palestinien. En effet, ce village coopératif, dont le nom signifie en hébreu et en arabe "oasis de paix", regroupe depuis 1977 à la fois des familles juives et des familles arabes palestiniennes (musulmanes ou catholiques). Fondé en 1970 par le frère dominicain Bruno Hussar, juif d'origine et de nationalité israélienne, il offre depuis l'exemple d'une cohabitation équilibrée et sans accrocs entre deux peuples prétendument irréconciliables. Cet exploit, récompensé en 1993 par le prix Niwano de la paix, doit nous rappeler que les échanges de roquettes entre Israël et Gaza sont tout sauf une fatalité. L'ancien membre des Pink Floyd Roger Waters ne s'y est d'ailleurs pas trompé en y délocalisant son concert du 22 juin 2006 initialement prévu à Tel-Aviv, attirant du même coup plus de 40 000 personnes ce soir-là ! Et l'auteur-compositeur de déclarer : "J'ai fait changer le lieu du concert, qui aura lieu à Neve Shalom-Wahat al-Salam en signe de solidarité avec les voix de la raison, palestiniennes ou israéliennes, qui cherchent une voie non violente pour une paix juste." Soixante familles oeuvrent pour la paix Une cinquantaine de foyers, soit plus de 200 personnes, composent ce village, et des...

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