Neutralisation dimanche d'une bombe allemande à Marseille

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MARSEILLE (Reuters) - Environ un millier de personnes devront être préventivement évacuées dimanche à Marseille pour permettre l'enlèvement d'une bombe allemande de la Seconde guerre mondiale mise à jour la semaine dernière sur un chantier de terrassement du port.

Depuis le début de l'année, c'est la deuxième opération d'envergure organisée pour la neutralisation d'un engin explosif après celle conduite au mois de janvier pour l'enlèvement d'une bombe américaine datant aussi du dernier conflit mondial.

"Cette bombe allemande est de taille très inhabituelle -quatre fois supérieure à celle trouvée il y a deux mois- mais elle est inerte", a expliqué vendredi le préfet des Bouches-du-Rhône, Hugues Parant.

"Mais le risque zéro n'existe pas d'autant que la bombe, qui ne comporte pas de système de mise à feu électromagnétique ou mécanique, a été percée par un marteau-piqueur de grande taille", a-t-il précisé lors d'un point presse.

L'engin d'un poids estimé à une tonne, dont 650 kilos de charge explosive, a été heurté la semaine dernière par un engin de terrassement sur un chantier du port de Marseille. Deux ouvriers ont été légèrement blessés par la déflagration.

L'opération la plus délicate consistera dimanche à enlever la partie du brise-roche qui est restée fichée dans la bombe. L'opération se fera à l'aide de matériel habituellement utilisé lors des accidents ferroviaires.

L'engin sera ensuite transporté par voie terrestre jusqu'au camp militaire de Canjuers, dans le Var, pour y être mis à feu.

Le 18 janvier, plus de 13.000 personnes avaient déjà été évacuées ou confinées chez elles, dans les quartiers du coeur historique de la ville, pour permettre la neutralisation d'une bombe américaine datant de la Seconde Guerre mondiale.

D'un poids de 250 kg, dont 126 kg de charge explosive, elle avait été découverte le 29 décembre par des ouvriers travaillant sur le chantier voisin du futur Musée des civilisations d'Europe et de la Méditerranée (Mucem).

Une fois extraite du sol, elle avait été transportée jusqu'au rivage distant d'une quarantaine de mètres pour être évacuée par voie maritime et détruite sur un site distant d'une trentaine de kilomètres au large de Marseille.

Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse

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