Neumann : un autre son de cloche

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François Hollande, président de la République.
François Hollande, président de la République.

Les commentateurs et les responsables politiques ont plusieurs points communs : ils ont la critique facile, s'épanouissent volontiers dans le "french bashing") (en français, l'autodénigrement) et pratiquent assez peu le mea culpa quand ils se trompent. Cette semaine d'actualité très dense en a offert, une fois de plus, quelques exemples assez savoureux. C'était sûr, certain, déjà gravé dans le marbre : les agences de notation allaient dégrader la note de la France. Elles n'en ont rien fait, se contentant de mettre Paris, sa dette et ses déficits abyssaux, sous surveillance et "perspective négative". Qui a eu le courage de reconnaître cette erreur de pronostic ? Personne.C'était sûr, certain, quasi écrit à l'avance : Pierre Moscovici allait se prendre la porte de la Commission européenne en pleine figure. Finalement, au prix, certes, de marchandages politiques assez peu démocratiques, l'ancien ministre de l'Économie a bel et bien été retenu pour devenir commissaire européen. Qui est revenu sur cette erreur d'appréciation des équilibres diplomatiques bruxellois ? Personne.Si, par extraordinaire, le budget 2015 de la France n'était pas "retoqué" par Bruxelles comme l'annoncent depuis des semaines tous les oiseaux de mauvais augure, si, par miracle, Paris n'était pas mis à l'amende pour être sorti des clous du traité budgétaire européen, combien de nos Madame Soleil feraient, eux, amende honorable ? On prend ici le pari : aucun !Prenez les...

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