Neuf heures de négociations pour un accord au forceps

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Après une semaine d'intenses négociations, les membres des délégations présentes à Bruxelles ont bien cru que la nuit de jeudi a vendredi, présentée comme cruciale pour l'avenir de la zone euro n'en finirait jamais.

«A great night for Europe.» Vendredi après-midi, dans les couloirs du Conseil européen, la pression commence à retomber doucement. Un soulagement à la mesure de la tension des heures précédentes. Après une semaine d'intenses négociations, les membres des délégations ont bien cru que la nuit de jeudi a vendredi, présentée comme cruciale pour l'avenir de la zone euro n'en finirait jamais.

Tout a très mal démarré. Jeudi matin, les leaders européens comprennent qu'il leur sera impossible de négocier à 27 pays les termes du nouveau traité. La chancelière allemande le laisse entendre dès son arrivée, à 18 h 15, à Bruxelles: en sortant de sa voiture, elle confie être prête à poursuivre les discussions en cercle plus restreint, si nécessaire. Les faits lui donnent rapidement raison. Avant le dîner d'ouverture du sommet, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel s'enferment avec David Cameron. «Une mise en bouche intéressante», commente par euphémisme un négociateu

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