Nette baisse des Bourses européennes à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent jeudi en nette baisse à la mi-séance, tirées vers le bas par les valeurs liées aux ressources de base sous l'effet de la vigueur du dollar.

Wall Street est attendue en recul plus modéré à l'ouverture, selon les futures sur indices new-yorkais, tandis que la devise américaine progresse au lendemain de signaux de la Réserve fédérale pointant vers un possible relèvement des taux d'intérêt aux Etats-Unis dès le mois prochain, soit bien plus tôt que ce qu'anticipaient les investisseurs.

À Paris, l'indice CAC 40 cède 40,16 points (0,93%) à 4.279,14 points vers 10h10 GMT. À Francfort, le Dax perd 1,46% et à Londres, le FTSE recule de 1,37%.

L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro et le FTSEurofirst 300 abandonnent respectivement 1,17% et 0,86%.

L'indice des valeurs liées aux ressources de base cède quelque 3% avec notamment -5,3% pour ArcelorMittal, de loin la plus forte baisse du CAC 40.

L'actualité est marquée en outre par l'annonce par le géant chimique et pharmaceutique allemand Bayer d'une offre préliminaire de rachat de l'américain Monsanto, numéro un mondial des semences, ce qui serait une nouvelle étape dans le mouvement de concentration en cours du secteur de l'agrochimie.

Le titre Bayer perd plus de 8%, la deuxième plus forte baisse de l'indice Stoxx 600 derrière Thomas Cook. Le voyagiste britannique chute de près de 18% après avoir annoncé une baisse de 5% des réservations pour les vacances d'été, sous le coup d'une désaffection des touristes pour la Turquie, pays qui avait été l'an dernier la deuxième destination la plus prisée du groupe.

Contre la tendance, la plus forte hausse du Stoxx 600 est pour Technip, qui bondit de plus de 11% après l'annonce de son projet de fusion avec l'américain FMC Technologies.

Wall Street prendra connaissance avant l'ouverture du chiffre hebdomadaire des inscriptions au chômage (12h30 GMT).

La Bourse de New York est parvenue mercredi à finir sur une note stable après le coup de semonce de la Fed sur un possible resserrement monétaire en juin. Au-delà des marchés actions, les déclarations de la Fed ont provoqué un brusque raffermissement du dollar, ce qui a fait se retourner à la baisse les cours du pétrole, tandis que les rendements des bons du Trésor américain ont bondi.

D'après les "minutes" de la dernière réunion monétaire de la Fed, la plupart de ses responsables jugent qu'il sera probablement approprié de relever les taux d'intérêt en juin si les indicateurs économiques vont dans le sens d'une accélération de la croissance aux Etats-Unis au deuxième trimestre, d'un redressement de l'inflation et d'un raffermissement du marché du travail.

"Avec les indicateurs de l'activité en avril qui paraissent confirmer un rebond de la croissance, nous voyons le risque de deux hausses de taux en 2016 dont la première à l'horizon de juin ou juillet", écrivent les analystes de Barclays.

(Patrick Vignal pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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  • bernerd il y a 7 mois

    Les US ne veulent pas d'un $ fort, çà casse leurs exportations et comme rien ne va nul part et le $ c'est que du PQ .