Netanyahu redit son opposition au projet français de conférence

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    JERUSALEM, 15 mai (Reuters) - Le Premier ministre israélien 
Benjamin Netanyahu a réaffirmé son opposition au projet français 
de conférence internationale pour relancer les pourparlers de 
paix israélo-palestiniens, dimanche à l'occasion de la venue à 
Jérusalem du chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault.  
    Si les Palestiniens ont salué l'initiative française, Israël 
redoute qu'un tel forum international cherche à dicter les 
termes d'un accord de paix visant à l'établissement d'un Etat 
palestinien en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza. 
    "Je lui ai dit que la seule manière de faire progresser 
vraiment la paix entre les Palestiniens et nous est de tenir des 
négociations directes, sans conditions préalables", a déclaré 
Benjamin Netanyahu à ses ministres, devant les journalistes, peu 
après son entretien avec Jean-Marc Ayrault. 
    Ces commentaires reprennent la réponse officielle déjà 
exprimée par Israël le mois dernier après l'annonce de la 
proposition française. 
    Benjamin Netanyahu a ajouté que toute autre formule 
constituerait "une trappe de secours" pour les Palestiniens, par 
laquelle ils pourraient éviter de satisfaire à une demande clé 
d'Israël, à savoir celle d'être reconnu comme "l'Etat-nation du 
peuple juif". 
    Après son entretien avec Netanyahu, à l'issue duquel il n'a 
fait aucune déclaration, Jean-Marc Ayrault a rencontré le 
président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah 
pour lui présenter l'initiative. Les deux hommes ne se sont pas 
non plus exprimés par la suite.     
    Les pourparlers israélo-palestiniens sont au point mort 
depuis l'échec de la relance des efforts de paix par les 
Etats-Unis en 2014.  
    La France a programmé une conférence internationale le 30 
mai à Paris pour inciter à la relance des négociations et leur 
fixer un cadre, mais sans Israël ni les Palestiniens. 
    Cette conférence doit réunir les représentants du Quartet 
sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne, 
Nations unies), la Ligue arabe, le Conseil de sécurité des 
Nations unies et une vingtaine de pays.  
    Selon des diplomates, la réunion visera notamment à 
regrouper les incitations économiques et autres garanties 
offertes au fil des ans par différents pays pour relancer les 
pourparlers, dans l'optique d'organiser une conférence de paix à 
l'automne. 
 
 (Jeffrey Heller; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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