Netanyahu menace d'accroître la pression militaire à Gaza

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BENJAMIN NETANYAHU MENACE DE MULTIPLIER LES OPÉRATIONS MILITAIRES DANS LA BANDE DE GAZA
BENJAMIN NETANYAHU MENACE DE MULTIPLIER LES OPÉRATIONS MILITAIRES DANS LA BANDE DE GAZA

par Nidal al-Mughrabi et Dan Williams

GAZA (Reuters) - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a menacé dimanche de multiplier les opérations militaires dans la bande de Gaza après une recrudescence des tirs de roquettes en provenance de l'enclave.

Quatre militaires israéliens ont été blessés samedi au cours d'une patrouille à la frontière avec le territoire palestinien et la riposte de Tsahal a coûté la vie à quatre civils. Les mouvements islamistes ont alors répondu à leur tour par une salve de roquettes qui a paralysé les localités du sud de l'Etat hébreu et deux activistes ont été tués dans les raids aériens menés en représailles.

"Le monde doit comprendre qu'Israël ne restera pas l'arme au pied face aux tentatives de s'en prendre à nous et nous sommes prêts à y répondre plus fermement", a déclaré le chef du gouvernement qui briguera un nouveau mandat en janvier. Ses propos, prononcés lors du conseil des ministres, ont été retransmis les médias israéliens.

Dans un communiqué conjoint, six mouvements palestiniens dont le Hamas, qui n'était pas ouvertement impliqué dans les affrontements de la veille, revendiquent les tirs de roquettes et d'obus de mortier de dimanche.

Les islamistes du Hamas, qui administrent la bande de Gaza depuis juin 2007, évitaient jusqu'ici de tels affrontements pour convaincre la nouvelle administration égyptienne qu'ils peuvent contribuer à la stabilisation de la situation.

Les autorités israéliennes se sont félicitées à plusieurs reprises des efforts déployés par le mouvement pour imposer le calme dans la bande de Gaza, mais continuent à le tenir pour unique responsable des violences qui s'y produisent.

QUATRE BLESSÉS EN ISRAËL

Les tirs de roquettes de dimanche ont fait quatre blessés en Israël, selon l'armée. Les habitants du sud de l'état hébreu ont reçu l'ordre de gagner les abris et les écoles sont restées fermées.

Le Djihad islamique, mouvement plus modeste que le Hamas et qui agit souvent de façon indépendante, a fait savoir qu'un des ses membres avait été tué dimanche dans un raid aérien. Il appartenait à un groupe à l'origine de tirs de roquettes, précise-t-il. Un autre activistes du mouvement avait été tué la veille alors qu'il photographiait les affrontements.

Selon Ehud Barak, ministre de la Défense et représentant centriste au sein de la coalition gouvernementale, le scrutin qui approche n'a aucune influence sur l'attitude de l'exécutif à l'égard de la bande de Gaza.

"Je ne crois pas que les élections doivent être prises en compte dans notre réponse. Elles ne doivent pas nous empêcher d'agir (...) ni nous conduire à saisir une quelconque occasion pour lancer une opération", a-t-il assuré au micro de la radio militaire.

Selon lui, l'attaque de samedi contre la patrouille de Tsahal avait pour but de contrecarrer les mesures mises en oeuvre pour éviter les infiltrations. Les forces israéliennes procèdent souvent à des recherches de tunnels et de mines du côté palestinien de la frontière, ce qui en fait une zone interdite pour les habitants de la bande de Gaza.

"Nous n'acceptons évidemment pas leur tentative de changer les règles. L'objet essentiel du combat se trouve de l'autre côté de la clôture. Nous avons l'intention d'autoriser les FDI (Forces de défense israéliennes) à travailler non seulement de notre côté, mais également de l'autre", a ajouté Ehud Barak.

A Gaza, on affirme que quatre des Palestiniens tués samedi ont été victimes d'un obus de char qui s'est abattu sur une tente dressée à Chidjaïa où des habitants présentaient leurs condoléances à une famille endeuillée. Tsahal nie avoir tiré sur des civils.

Jean-Philippe Lefief pour le service français

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