Net recul des Bourses européennes en clôture à cause de la Grèce

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont fortement reculé mardi, tirées vers le bas par la crainte d'une impasse dans les négociations sur la dette grecque et d'une contraction de l'économie américaine au premier trimestre.

À Paris, le CAC 40 a perdu 2,12% (107,90 points) à 4.974,07 points, repassant ainsi sous la barre des 5.000 points. À Francfort, le Dax a cédé 2,51% et à Londres, où les soucis de la zone euro rencontrent moins d'écho, le FTSE 100 a fléchi de 0,84%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 et l'EuroStoxx 50 abandonnent respectivement 1,42% et 2,38%.

De sérieuses divergences entre l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), les deux principaux créanciers de la Grèce, empêchent la conclusion d'un accord avec Athènes, a déclaré mardi un haut fonctionnaire du gouvernement grec.

Dans ce contexte, l'indice de la Bourse d'Athènes a cédé 3,85% tandis que les rendements des emprunts d'Etat grecs repartaient à la hausse.

Les incertitudes au sujet de la Grèce alimentent la volatilité des marchés, entretenue également par la perspective d'élections législatives à l'issue difficilement prévisible jeudi en Grande-Bretagne et par l'attente des chiffres de l'emploi du mois d'avril aux Etats-Unis, qui seront publiés vendredi.

"La Grèce et les doutes qui peuvent découler du dossier grec sont surtout une bonne excuse pour sortir du marché et sécuriser des gains constitués depuis le début de l'année", analyse un gérant de fonds parisien. "Pour le moment, le marché reprend son souffle et une phase de consolidation était de toute façon nécessaire après l'envolée du début d'année."

Les difficultés de la Grèce ont pesé particulièrement sur les pays dits de la périphérie de la zone euro. Les indices des Bourses de Milan et de Madrid ont perdu respectivement 2,76% et 2,74%.

A l'heure de la clôture des places européennes, Wall Street était orientée à la baisse, l'annonce de l'aggravation du déficit commercial des Etats-Unis alimentant la crainte d'une contraction de la première économie du monde au premier trimestre.

Sur le front des valeurs en Europe et contre la tendance, le titre UBS s'est envolé de 3,78% à Zurich. La première banque suisse a annoncé une croissance nettement plus marquée que prévu de son bénéfice net du premier trimestre.

HSBC cède en revanche plus de 3% malgré l'annonce d'un bénéfice trimestriel en hausse.

A Paris, presque tout le CAC 40 a fini dans le rouge. La plus forte baisse étant pour Orange qui a perdu 4,66% sur des prises de bénéfices.

Sur le marché des changes, le dollar a baissé de 0,5% face à un panier de devises de référence dans le sillage de l'annonce des chiffres de la balance commerciale américaine.

Du côté du pétrole, les cours du Brent de mer du Nord et du brut léger américain ont fortement progressé pour atteindre leurs plus hauts de l'année, en raison notamment de nouvelles perturbations de la production en Libye.

(Patrick Vignal pour le service français, avec Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Wilfrid Exbrayat)

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  • mlemonn4 le mardi 5 mai 2015 à 18:47

    Heureusement que les flux financiers se dirigent vers l'Europe en délaissant les Etats Unis ! cherchez encore une fois de plus l'erreur de toutes ces élites spécialistes financiers auto proclamées qui disent vraiment tout et n'importe quoi pour justifier leur existence mais surtout leurs revenus totalement indécents auxquels il faudra tôt ou tard, mettre un terme; ces financiers sans scrupule font payer la crise aux pauvres gens qui créent la vraie richesse sans toujours être inquiétés !