Net recul des Bourses européennes à la mi-séance

le
0
LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes étaient orientées nettement à la baisse mercredi vers la mi-séance après des nouvelles inquiétantes sur la santé de l'économie européenne venues notamment d'Italie.

Le CAC 40 parisien perdait 49,22 points (1,16%) à 4.183,66 points vers 10h10 GMT. Le Dax à Francfort reculait de 1,48% et le FTSE à Londres cédait 1%. Les indices européens confirmaient la tendance avec -1,4% pour l'Eurostoxx 50 et -1,28% pour le FTSEurofirst 300

Les futures sur indices new-yorkais pointaient vers une ouverture en légère baisse à Wall Street après le fort recul de mardi.

En Europe, l'indice boursier italien FTSE MIB perdait 2,79% vers 10h15 GMT en réaction au retour en récession de l'économie italienne au deuxième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) ayant reculé de 0,2% par rapport aux trois premiers mois de l'année, selon une première estimation officielle.

Même l'Allemagne, qui fait figure de bon élève de la zone euro, a rendu mercredi une copie médiocre. Les commandes à l'industrie y ont ainsi reculé de 3,2% en juin par rapport à mai, leur plus forte baisse depuis septembre 2011, due pour une bonne part à une demande toujours atone dans les autres pays de la zone euro.

Aux valeurs, le secteur des télécoms est une nouvelle fois en première ligne. A Paris, Iliad perdait plus de 3%. La maison mère de Free pourrait améliorer son offre sur l'opérateur américain T-Mobile US, filiale de Deutsche Telekom, alors que l'américain Sprint S.N semble renoncer à la sienne.

Le titre Deutsche Telekom perdait 2,82% à la Bourse de Francfort. L'action Softbank a chuté mercredi de 3,5% à la Bourse de Tokyo, tirant vers le bas l'indice Nikkei, qui a perdu 1,05%.

Le moral des marchés souffre également de craintes d'une escalade militaire en Ukraine. Selon le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski, la Russie a rassemblé des forces armées à la frontière ukrainienne pour mettre la pression sur son voisin ou y pénétrer.

(Patrick Vignal pour le service français, édité par Véronique Tison)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant