Net recul des Bourses européennes à l'ouverture

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LES BOURSES EUROPÉENNES OUVRENT EN NETTE BAISSE
LES BOURSES EUROPÉENNES OUVRENT EN NETTE BAISSE

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont ouvert en nette baisse vendredi, dans le sillage de Wall Street, alors que les marchés peinent à poursuivre leur rally amorcé à la mi-février entre publications trimestrielles d'entreprises et moindre soutien des banques centrales.

À Paris, l'indice CAC 40 cède 1,52 % à 4488,11 points vers 09h30. À Francfort, le DAX recule de 1,33% et à Londres, le FTSE abandonne 1%. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro recule de 1,11% et le FTSEurofirst 300 de 1,3%.

Aux valeurs, Engie gagne 0,8% et affiche la seule hausse du CAC après ses résultats trimestriels.

Casino prend plus de 1,7% après avoir annoncé vendredi la cession de sa filiale Big C Vietnam au groupe thaïlandais Central pour une valeur d’entreprise d'un milliard d’euros.

Sanofi recule en revanche de près de 2% au lendemain du lancement d'une offre hostile de 9,3 milliards de dollars (8,2 milliards d'euros) sur la société biopharmaceutique américaine Medivation et après avoir annoncé vendredi un bénéfice net et des ventes inférieurs aux attentes au premier trimestre.

Vinci cède plus de 2% après avoir fait état jeudi d'un chiffre d'affaires en baisse au premier trimestre.

BASF, qui a confirmé des objectifs annuels jugés "ambitieux" en dépit d'une baisse de 8% de son bénéfice d'exploitation au premier trimestre, progresse de 0,8%.

En revanche, International Airlines Group, le propriétaire des compagnies aériennes British Airways, Iberia, Vueling et Aer Lingus, chute de plus de 3% après avoir annoncé qu'il allait ralentir la croissance de ses capacités en dépit d'un bénéfice supérieur aux attentes au premier trimestre.

Sur le marché des changes, le yen a atteint un plus haut de 18 mois contre le dollar, poursuivant sur sa lancée de la veille où il avait enregistré sa plus forte hausse en une séance contre la devise américaine après le statu quo inattendu de la Banque du Japon.

La devise américaine reste par ailleurs pénalisée par le statu quo de la Réserve fédérale américaine mercredi et par son communiqué de politique monétaire montrant qu'elle n'était pas pressée de les relever.

Le dollar subit aussi le contrecoup de l'annonce jeudi d'une estimation préliminaire de 0,5% pour la croissance aux Etats-Unis au premier trimestre, la plus faible depuis deux ans, qui ne milite pas non plus en faveur d'une hausse des taux lors de la prochaine réunion de la Fed en juin, même si ce ralentissement semble passager.

L'euro a franchi le seuil de 1,14 dollar dans l'attente de la première estimation des chiffres de la croissance au sein de la zone euro au premier trimestre attendus à 11h00.

Prenant acte de l'affaiblissement de la devise américaine, la Banque populaire de Chine a fixé vendredi le cours pivot du yuan à 6,4589 pour un dollar contre 6,4954 la veille, soit une variation de 0,56% et la plus importante jamais enregistrée d'un jour sur l'autre depuis la réforme de la fixation du taux de change du renminbi en 2005.

Le pétrole repart à la hausse et inscrit de nouveau plus hauts de l'année pour la quatrième journée consécutive, porté par l'affaiblissement du dollar qui bénéficie plus généralement à l'ensemble des matières premières.

Le contrat juin sur le Brent gagne 17 cents soit 0,35% à 48,31 dollars le baril, tandis que celui sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avance de 28 cents (+0,59%) à 46,03 dollars.

(Marc Joanny pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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