Nestlé, sous pression, abaisse sa prévision de ventes 2017

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    * Croissance organique vers le bas de l'objectif de 2-4% 
    * Bénéfice semestriel en hausse de 19% et meilleur que prévu 
    * Le titre en baisse de 0,9% à Zurich 
 
    ZURICH, 27 juillet (Reuters) - Nestlé  NESN.S  a réduit 
jeudi sa prévision de ventes en 2017, accentuant la pression sur 
son directeur général Mark Schneider qui est arrivé en janvier 
avec pour mission de redresser le numéro un mondial de 
l'alimentation. 
    Le groupe suisse, pris pour cible il y a un mois par 
l'investisseur activiste Daniel Loeb, a dit s'attendre à ce que 
sa croissance organique de l'ensemble de l'année ressorte "dans 
la moitié inférieure" de sa fourchette cible de 2-4%. 
    Au premier semestre, la croissance organique est ressortie à 
2,3%, comme au premier trimestre, après +3,5% un an plus tôt et 
+2,8% attendu par les analystes. 
    Le concurrent français Danone  DANO.PA  a également annoncé 
mardi un ralentissement de ses ventes sur le trimestre 
avril-juin.   
    Mark Schneider, qui s'est efforcé d'amadouer les 
actionnaires en lançant un plan de rachat d'actions de 20 
milliards de francs et en promettant de détailler davantage sa 
stratégie lors d'une journée investisseurs en septembre, a 
exprimé sa déception après les derniers chiffres. 
    "La croissance organique du premier semestre n'a pas 
pleinement répondu à nos attentes (...)", a-t-il dit, en notant 
que le bas niveau des prix continuait de poser problème. Ces 
derniers n'ont augmenté que de 0,9% sur les six premiers mois de 
l'année. 
    Malgré l'annonce d'un bénéfice net semestriel en hausse de 
19% à 4,9 milliards de francs suisses (4,4 milliards d'euros), 
au-dessus du consensus Reuters qui était à 4,83 milliards, 
l'action Nestlé recule de 0,91% à 81,60 francs vers 10h25 GMT 
sur le marché suisse, alors que Danone, qui a pu augmenter ses 
marges, s'adjuge 2,55% à Paris. 
    Les résultats "montrent que le directeur général Mark 
Schneider a beaucoup de travail qui l'attend et qu'il n'y a pas 
de baguette magique", estime Jon Cox, analyste chez Kepler 
Cheuvreux. 
    "Nous sommes prudents pour la fixation des prix", a déclaré 
le directeur financier François-Xavier Roger, en notant que 
Nestlé avait augmenté les prix de certains produits en Europe, 
comme le café, mais que cela avait eu pour effet de réduire les 
volumes de vente. 
    Il n'a pas dit si le groupe avait engagé un dialogue avec 
Third Point, le fonds de Daniel Loeb qui, en plus du plan de 
rachat d'actions qu'il a obtenu fin juin, réclame des cessions 
d'actifs - notamment la vente de la participation de Nestlé dans 
L'Oréal  OREP.PA  - et d'autres mesures pour augmenter la 
rentabilité du géant suisse. 
    Mark Schneider a aussi mis en vente l'activité américaine de 
confiserie de Nestlé mais cette mesure est jugée insuffisante 
par Daniel Loeb et d'autres investisseurs. 
   
     
    BREAKINGVIEWS-Nestlé is behind in consumer goods bake-off 
  
 
 (John Revill et Silke Koltrowitz, Véronique Tison pour le 
service français) 
 

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