Népal : Constitution coup de poing

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Le Parti communiste népalais a appelé à une grève générale le 20 janvier.
Le Parti communiste népalais a appelé à une grève générale le 20 janvier.

Placages, bousculades, chaises qui volent, nous ne sommes pas dans l'arrière-salle d'un café lors d'un match de foot, mais au sein de l'Assemblée constituante Népalaise. Dans la mêlée, les agents de sécurité qui tentaient de s'interposer entre les députés de la majorité et ceux de l'opposition maoïste ont même été blessés ! Le jour même, une grève générale paralysait le pays. Convoquée par le parti maoïste (UCPN-M) et son chef suprême, Pushpa Kamal Dahal, elle a mobilisé une alliance d'une trentaine de partis, dont le Mouvement national des nationalités indigènes, dirigé par Padma Ratna Tuladhar. D'après Nepali Times, des écoles, des commerces et le réseau de transports en commun ont tous dû fermer leurs portes. Quelques clashs ont eu lieu, notamment à Katmandou où 70 personnes auraient été interpellées. Une dizaine de journalistes ont été agressés, leurs caméras et dictaphones confisqués, voire cassés. Plusieurs motos et voitures ont été brûlées, dont un véhicule appartenant à une mission diplomatique. Le parti au pouvoir, Congrès népalais, et ses alliés UML (des léninistes, à ne pas confondre avec les maoïstes) détiennent les deux tiers des sièges nécessaires pour l'adoption d'une nouvelle Constitution. Les maoïstes, écartés du pouvoir, font pression pour qu'un accord politique soit trouvé entre tous les partis avant l'examen du texte par l'Assemblée constituante, même si cela nécessite de...

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