Neil Hannon : « Je rêve de faire un disque complètement barré »

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Neil Hannon en 2015.
Neil Hannon en 2015.

L’unique démiurge de The Divine Comedy revient avec un nouvel album, six ans après le dernier opus.

Révélé dans les années 1990, quand son crooning, son humour et ses ambitions orchestrales offraient une alternative bienvenue aux distorsions dépressives du grunge, Neil Hannon, l’unique démiurge de The Divine Comedy, demeure fidèle à ses obsessions. Pour preuve, un nouvel album, For­everland, rayonnant entre pop baroque et cabaret, verve satirique et mélancolie rétro. Rencontre avec le malicieux dandy nord-irlandais.

Six ans après votre précédent album, Bang Goes the Knighthood, vous continuez de creuser le sillon de la pop orchestrale. Pas d’envie de renouvellement ?

En fait, j’ai d’abord imaginé réaliser un album de synth-pop. A ­10 ans, j’adorais ces groupes qui composaient des chansons avec des synthétiseurs : The Human League, OMD, Ultravox… J’ai enregistré quatre ou cinq chansons avec de vieux claviers comme le Korg Delta, le Solina String Ensemble ou l’extraordinaire Minimoog, mais j’ai dû me rendre à l’évidence : mon écriture ne convient pas à ce style. C’est la même chose pour les grosses guitares. Je suis un grand fan des Pixies et de My Bloody Valentine, mais elles ne conviennent pas à mes textes. Mes chansons ont tendance à me dire : « Non, non, on veut du clavecin ! »

Vous aviez choisi les synthétiseurs après avoir composé trop d’orchestrations ?

Après Bang Goes the Knighthood, j’ai composé pour l’Old Vic de Bristol une comédie musicale, Swallows and Amazons (Hirondelles et Amazones), inspirée du classique de la littérature enfantine écrit par Arthur Ransome...

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