Négociations de la dernière chance sur la dette de l'Argentine

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L'ARGENTINE ENGAGÉE DANS UNE COURSE CONTRE LA MONTRE
L'ARGENTINE ENGAGÉE DANS UNE COURSE CONTRE LA MONTRE

par Richard Lough

BUENOS AIRES (Reuters) - L'Argentine était engagée mercredi dans une course contre la montre pour éviter un second défaut de paiement en douze ans en parvenant à un accord d'ici la fin de la journée avec certains de ses créanciers ou en obtenant un sursis de la justice américaine.

De nouvelles négociations doivent avoir lieu ce mercredi avec le médiateur nommé par la justice américaine et des fonds spéculatifs dans le cadre du contentieux sur le remboursement par l'Argentine de 1,33 milliard de dollar, plus intérêts, auxdits fonds ordonné par un juge américain.

Ces fonds réfractaires ont refusé de participer aux deux opérations de restructuration de la dette argentine menées en 2005 et 2010 après le défaut retentissant de 2002 sur une centaine de milliards de dollars d'emprunts.

Un journaliste de Reuters a vu mercredi matin le médiateur Daniel Pollack ainsi que le conseil des fonds spéculatifs entrer dans le bâtiment abritant les négociations.

Le ministre argentin de l'Economie Axel Kicillof s'est entretenu mardi pour la première fois directement avec les responsables de ces fonds réfractaires qui réclament le remboursement total de la dette achetée à bas prix à la suite du défaut de 2002.

Buenos Aires a jusqu'à la fin de la journée de mercredi (04h00 GMT jeudi) pour sortir de l'impasse. En cas d'échec, le juge américain Thomas Griesa interdira à l'Argentine de verser leurs intérêts aux créanciers qui avaient accepté les restructurations, déclenchant ainsi un défaut.

Des sources bancaires ont déclaré que plusieurs banques privées travaillaient ensemble en Argentine sur un plan prévoyant une caution pouvant atteindre 250 millions de dollars afin de convaincre les réfractaires et le juge Griesa de la bonne foi de Buenos Aires.

"En fait, les banques travaillent sur une contribution sous forme de crédit, un fonds qui pourrait d'une certaine manière faciliter le ré-établissement d'un sursis", a déclaré Francisco Ribeiro Mendonca, directeur financier de Banco Piano, à la radio locale Today Radio Del Plata.

Un défaut de paiement ne provoquerait pas de choc majeur sur les marchés compte tenu du fait que l'Argentine en est relativement éloignée. Mais il affecterait une économie déjà en récession et confrontée à une inflation croissante.

(Mathilde Gardin pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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