Négociations commerciales : Carrefour assigné pour pratiques abusives

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Négociations commerciales : Carrefour assigné pour pratiques abusives
Négociations commerciales : Carrefour assigné pour pratiques abusives

Traditionnellement dans la grande distribution, les enseignes et leurs fournisseurs se retrouvent autour d'une table entre octobre et février pour déterminer les prix et les quantités de marchandise qui se retrouveront dans les rayons. Ces négociations commerciales sont un véritable bras de fer. D'un côté, les fournisseurs veulent voir leur produit mis en avant, des prix «justes». De l'autre, la grande distribution demande des efforts aux fournisseurs pour obtenir des rabais afin de pouvoir rester compétitifs dans leur stratégie commerciale de prix bas.... 

 

Or, le ministère de l'Economie vient d'annoncer avoir assigné le distributeur Carrefour devant le tribunal de commerce de Paris «pour des pratiques commerciales abusives» dans le cadre des négociations annuelles avec ses fournisseurs. D'autres enseignes pourraient faire l'objet de poursuites similaires. «Cette assignation de Carrefour fait suite à une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui avait perquisitionné le siège social de Carrefour France en février», explique le ministère.

 

Carrefour est notamment poursuivi pour avoir «exigé de ses fournisseurs, sans aucune contrepartie, une remise complémentaire de distribution d'un montant significatif en préalable à l'ouverture des négociations commerciales annuelles.» 

 

 

 

Si les enseignes de distribution peuvent parfois faire jeu égal ou même se faire imposer des conditions avec des géants mondiaux de l'agroalimentaire, elles peuvent, à l'inverse, faire le jour et la nuit pour des petits producteurs qui ne disposent comme seule source de distribution les rayons des supermarchés et des hypermarchés. 

En 2016, l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) avait 327 signalements de la part d’entreprises agroalimentaires, notamment sur des « demandes de déflation déconnectées de la réalité ...

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