Négociations climat : Tubiana revient dans le jeu

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Laurence Tubiana, le dernier jour de la COP21, le 12 décembre 2015, au Bourget (Seine-Saint-Denis).
Laurence Tubiana, le dernier jour de la COP21, le 12 décembre 2015, au Bourget (Seine-Saint-Denis).

Paris soutient finalement l’architecte de la COP21 pour présider l’instance des Nations unies sur le climat

Le dossier semblait clos. En dépit de la crédibilité acquise par la France lors de la conférence sur le climat, la COP21, Paris ne présenterait pas de candidature à la tête de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), l’instance où sont rendus les grands arbitrages dans la lutte contre le réchauffement. Lâchée par François Hollande et sa ministre de l’environnement, Ségolène Royal, l’ambassadrice chargée du climat, Laurence Tubiana, avait renoncé à ajouter son nom sur la liste des successeurs potentiels à la Costaricaine Christiana Figueres – qui quittera ses fonctions le 6 juillet –, transmise début avril au secrétariat général de l’ONU.

C’était sans compter l’art du revirement dans lequel excelle l’exécutif. La négociatrice Laurence Tubiana pourra finalement défendre ses chances à la CCNUCC. C’est donc dans une ambiance particulière que s’ouvre une semaine chargée pour la présidence française de la COP21, avec plusieurs réunions de travail dès lundi 11 avril au matin, une rencontre, mercredi 13, entre Ségolène Royal et Xie Zhenhua, le négociateur en chef de la Chine, puis une série de rendez-vous de la ministre de l’environnement à Washington, du 14 au 16 avril, dans le cadre de l’assemblée de printemps de la Banque mondiale.

Ségolène Royal cache mal son inimitié pour la chef négociatrice Pendant ce temps-là, la négociatrice en chef coprésidera à Paris, avec le Maroc (pays hôte de la prochaine COP, en novembre), une session informel...

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