Ne tirez pas sur le Aurier

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Ne tirez pas sur le Aurier
Ne tirez pas sur le Aurier

C'est déjà entendu pour certains, Serge Aurier est l'erreur de casting du recrutement du PSG. Jugé et condamné après trois matchs comme titulaire, la doublure de Gregory van der Wiel méritait qu'on défende son dossier.

Serge, ton sort devrait m'être indifférent. Je devrais te remercier pour ta passe décisive samedi, ta première de la saison, me rappeler que ton vrai « club de cœur » est 700km plus au sud et est entraîné par un type sur une glacière, attendre de toucher les 12 millions d'euros que ton nouveau club a cherché à soustraire au fair-play financier. Je devrais t'oublier, te laisser à ton sort, tu savais à quoi t'attendre ou alors tu es bien naïf. Tu sais bien que Paris n'a jamais rien pardonné. Paris est une ville qui n'accueille pas, elle met au défi, il faut devenir aussi dure qu'elle, sinon elle vous dévore et ne s'excuse même pas.

Avec ton titre de meilleur arrière droit de Ligue 1, tu es monté « à la capitale » avec des références. Tu étais le défenseur le plus décisif des cinq grands championnats la saison dernière, tu sautais haut, courait vite, défendais dur, tu avais du caractère, tu bénéficiais même d'une lettre de recommandation de Didier Drogba. Mais moi, j'ai senti tout de suite que tu n'étais pas complément le bienvenu. Du moins pas plus désiré que cela. Dans un club qui a parfois connu des saisons aussi fades qu'un repas de la Sodexo, on ne réclame aujourd'hui que caviar et truffes noires à tous les repas. Gavés de mets exotiques plus chers les uns que les autres, le supporter parisien (enfin, ce qu'il est devenu) ne veut boire que des grands crus pour faire glisser. Il a oublié qu'il était parfois heureux de prendre un verre de Pichot ou se resservir une cuvée Jallet ou Ceará. Il a même toujours caché dans sa cave un château Mendy. Sauf que pour lui, le plaisir est maintenant dans l'étiquette et dans l'addition ronflante. Toi, tu n'es à ses yeux qu'un petit vin de région, un Fronton surpayé tout juste bon à assouvir la soif de supporters habitués au cubi.
Patience zéro
Alors, il t'attendait au tournant, prêt à ricaner et à te signifier qu'il attendait autre chose d'un des deux seuls achats de son été, frustré qu'il est de ne pas avoir fait chauffer la Gold de QSI. Il a même fait de Van der Wiel une statue indéboulonnable après l'avoir longtemps traité au mieux avec une douce indifférence. Laurent......

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