Ne s'appelle pas Sciences-po qui veut sur Twitter

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Ne s'appelle pas Sciences-po qui veut sur Twitter
Ne s'appelle pas Sciences-po qui veut sur Twitter

C'est un modeste compte Twitter qui a mis le feu aux poudres. @SciencePoParis8, qui aligne moins de 350 abonnés, a irrité la Fondation nationale des sciences politiques dont dépend le prestigieux Institut d'études politiques (IEP) de Paris. Au point de se fendre fin février d'une mise en garde solennelle adressée à la présidence de l'université de Saint-Denis-Paris-VIII. Ce courrier, qualifié de « désagréable » et « peu courtois » par la direction de la fac de banlieue, lui donnait « quarante-huit heures pour fermer le compte ».

« A défaut, vous ne nous laisserez pas d'autres choix que de faire intervenir nos avocats », menace en substance la lettre. En cause, la référence à Sciences-po, dont la marque a été déposée par la Fondation et l'IEP de Paris. Son usage est considéré comme étant de nature à « porter atteinte aux droits » de la célèbre école de la rue Saint-Guillaume et peut être comparé à de la contrefaçon. Le compte @SciencePoParis8, présenté comme le « Twitter non officiel du secrétariat Science-po Paris 8 » renvoie au blog de ce service et contient une liste actualisée d'infos pratiques sur les cours. Rien de bien méchant. Le titulaire de ce compte toujours ouvert n'est pas identifié. « C'est probablement un étudiant, suppose-t-on au département de science politique de Paris-VIII. Cette initiative part d'une bonne intention et il n'y a pas sujet à polémique. »

Rébellion sur Twitter

Parmi ses abonnés, le compte a d'ailleurs gagné Jérôme Guilbert, qui n'est autre que le directeur de communication... de Sciences-po. Ce dernier tient aujourd'hui à calmer le jeu : « Cette lettre était un peu maladroite et, depuis, le directeur de Sciences-po et la présidente de Paris-VIII se sont parlé au téléphone. » Sur le fond, Jérôme Guilbert justifie la position de son établissement. « Sciences-po est à l'origine le diminutif des étudiants de notre école, précise-t-il. Il en est devenu le ...

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