Ne pas renoncer à la paix, message des obsèques de Peres-Hollande

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    * "L'idée de la paix n'est pas perdue", dit le président 
français 
    * Entretiens avec Abbas et Netanyahu 
    * Paris espère toujours une conférence d'ici la fin de 
l'année 
 
    JÉRUSALEM, 30 septembre (Reuters) - Les obsèques de l'ancien 
président israélien Shimon Peres à Jérusalem ont fait passer le 
message selon lequel il ne faut pas renoncer à la relance du 
processus de paix israélo-palestinien, a déclaré vendredi 
François Hollande.  
    Le chef de l'Etat français faisait partie des nombreuses 
personnalités venues en Israël assister aux funérailles de 
l'ancien président et Premier ministre israélien, mort mercredi 
à l'âge de 93 ans.   
    François Hollande s'est entretenu sur le site de la 
cérémonie avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud 
Abbas, avant une rencontre avec le président et le Premier 
ministre israéliens, Reuven Rivlin et Benjamin Netanyahu. 
    "Il fallait que cette cérémonie puisse rassembler tous ceux 
qui étaient non seulement des amis de Shimon Peres mais ceux qui 
voulaient la paix", a dit François Hollande devant la presse. 
    "Je crois que les messages qui ont été passés, avec la 
présence aussi de Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité 
palestinienne, étaient de dire que nous ne renoncions pas à la 
recherche d'une solution pour la paix ici, au Proche-Orient, 
entre Israéliens et Palestiniens", a-t-il ajouté. 
    François Hollande a souligné l'importance d'"utiliser cette 
cérémonie particulièrement émouvante, avec cette idée que la 
paix n'est pas perdue dès lors qu'on se bat pour elle." 
     
    INITIATIVE FRANÇAISE 
    La France a lancé en début d'année une initiative, notamment 
marquée par une conférence à Paris le 3 juin, visant à relancer 
le processus de paix au Proche-Orient, actuellement au point 
mort.  
    Le sujet a été abordé lors de l'entretien entre Benjamin 
Netanyahou et François Hollande.  
    "Le Premier ministre israélien a rappelé ses inquiétudes 
mais en reconnaissant qu'il pouvait y avoir de nouvelles 
perspectives avec les pays arabes", a rapporté l'entourage du 
président français.  
    François Hollande a "fait le point des efforts de la France 
en vue de la conférence rassemblant tous les partenaires d'ici 
la fin de l'année", a-t-on ajouté.  
    Pour voyager entre Paris et Jérusalem, jeudi soir, François 
Hollande a notamment convié dans son avion son prédécesseur à 
l'Elysée, Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite 
pour l'élection présidentielle de 2017.  
    François Hollande a expliqué avoir voulu laisser "toute sa 
place" à celui qui pourrait être de nouveau son adversaire pour 
le scrutin du printemps, s'il décide de briguer un second 
mandat.     
    "Heureusement que dans la République française, au-delà des 
différences, au-delà des alternances, il y a des relations qui 
peuvent permettre que nous puissions nous retrouver tous, en 
tout cas tous ceux qui voulaient être là", a-t-il dit. 
    "Et j'ai considéré que les responsables politiques, en 
l'occurrence l'ancien président de la République Nicolas 
Sarkozy, dès lors qu'il voulait venir ici pour cette cérémonie, 
devait avoir toute sa place et, notamment dans l'avion", a 
conclu François Hollande.  
 
 (Luke Baker, avec Elizabeth Pineau à Paris, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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