Ne parlez pas de défaite à Nicolas Sarkozy !

le , mis à jour à 06:43
4
Ne parlez pas de défaite à Nicolas Sarkozy !
Ne parlez pas de défaite à Nicolas Sarkozy !

« Moi, je fais cette campagne à fond. Vous m'entendez ? A fond. Alors faites comme moi et tout se passera bien », tambourine Nicolas Sarkozy devant 500 élus rassemblés au Cabaret sauvage (XIXe). Une salle de spectacle à proximité du Zénith, là même où l'attendaient quelques instants plus tard 6 000 personnes pour un meeting parisien en forme de grand-messe nationale.

 

A quarante jours de la primaire, voilà l'ancien chef de l'Etat lancé dans une course folle avec un fort vent de face : les sondages qui le donnent systématiquement battu par Alain Juppé au second tour (19 points d'écart avec le maire de Bordeaux dans le dernier Odoxa dévoilé hier) et la menace d'un possible renvoi en correctionnelle dans l'affaire Bygmalion.

 

Alors hier, le candidat a joué son va-tout dans un Zénith archibondé, paré de bleu-blanc-rouge. Pas question de céder aux sirènes du défaitisme. Au contraire. Dans la salle chauffée à blanc, Sarkozy persiste et signe dans son positionnement ultradroitier, jouant une fois de plus la partition du champion du peuple contre celui des élites. Comprendre : lui contre Juppé. « Je suis candidat pour parler du quotidien des Français, pas pour être le représentant d'une élite pour qui tout va bien », tacle-t-il en tapant sur le « petit Paris mondain ». Devant la scène, son épouse Carla est assise au premier rang, aux côtés de François Baroin et de Laurent Wauquiez. L'ancienne otage des Farc colombiens Ingrid Betancourt lui rend un vibrionnant hommage en ouverture du meeting : « Je suis vivante grâce à Nicolas Sarkozy. Voilà un homme qui est digne d'être le président de la France », conclut-elle dans un discours aux allures d'opération sauvetage.

 

La foule applaudit et en redemande. Lui dresse un portrait sombre « mais juste » de l'état du pays, victime à ses yeux de tous les déclassements : sociaux, diplomatiques, ruraux, médicaux. L'emploi, les classes ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M1461628 il y a 6 mois

    Faire diversion sur le burkini, les gaulois,les mauvais français bobos de gauche qui votent à la primaire , les référendums improbables etc.....pendant ce temps Sarkozy ne répond pas sur le fonds des affaires Bygmalion, Buisson, le financement libyen de sa campagne en 2007, les écoutes téléphoniques etc....Posture pathétique de fuite en avant derrière Marine....

  • M1461628 il y a 6 mois

    Je ne cherche pas la bénédiction du petit Paris mondain, je cherche la résurrection du peuple de France.", il dénonce les méchants bobos de gauche et se veut le défenseur de la classe moyenne contre le déclassement.....Drôle si ce n'était une nouvelle manipulation pathétique de Sarkosy le défenseur des français qui souffrent par celui qui habite Villa Montmorency Paris 16ème, quartier très privé des grosses fortunes ......Très loin de la France qui souffre

  • borzeixa il y a 6 mois

    Le sarko veut encore nous dire qu'il va nettoyer les banlieues au karcher.

  • franck8 il y a 6 mois

    Sarkozy "Trump" énormément !