NBA: le Miami Heat favori à sa succession

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LE MIAMI HEAT, CANDIDAT À UN NOUVEAU SACRE EN NBA
LE MIAMI HEAT, CANDIDAT À UN NOUVEAU SACRE EN NBA

par Romain Brunet

CHICAGO (Reuters) - Sacré champion NBA en juin, le Miami Heat fait figure de grand favori à sa succession pour la saison 2012-2013 qui débute mardi, même si le Oklahoma City Thunder et les Los Angeles Lakers n'ont pas l'intention de se laisser faire.

Le championnat nord-américain reprend cette année son format classique de 82 matches après une saison tronquée par un arrêt de travail, un "lock-out" qui aura duré plus de cinq mois et réduit le calendrier à 66 matches.

Formé à l'été 2010 et finaliste malheureux en 2011, le trio de Miami LeBron James-Dwyane Wade-Chris Bosh a fini par remporter en 2012 un titre qui lui était promis depuis que ces trois stars ont fait le choix d'évoluer sous les mêmes couleurs.

LeBron James est enfin, à 27 ans, un joueur serein qui évolue sans pression. Vainqueur de son premier titre NBA et élu meilleur joueur de la finale, "King James" a franchi un cap et pourrait bien asseoir son règne.

En tout cas, son équipe est bâtie pour dominer. Autour de LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh, l'essentiel de l'effectif a été reconduit pour la nouvelle saison.

Et sur ces solides fondations sont venues s'ajouter deux nouvelles pièces, l'arrière Ray Allen et l'ailier Rashard Lewis, en provenance respectivement des Boston Celtics et des Washington Wizards.

IMPRESSIONNANT CINQ MAJEUR DES LAKERS

Certes, le Miami Heat a fière allure. Mais le Oklahoma City Thunder et les Los Angeles Lakers ont des arguments à opposer.

Finaliste en 2012, la jeune formation du Thunder n'a pas été chamboulée et aborde cette saison 2012-2013 avec une année d'expérience en plus dans les jambes. Sans compter que le duo Kevin Durant-Russell Westbrook veut sa revanche.

Il faudra toutefois que le club se défasse à l'Ouest des Lakers. Après deux exercices décevants, la franchise aux seize titres a frappé fort en recrutant le meilleur pivot de la ligue, Dwight Howard, le meneur Steve Nash et l'intérieur Antawn Jamison.

Les Lakers possèdent un cinq de départ impressionnant : Dwight Howard, Pau Gasol, Metta World Peace, Kobe Bryant et Steve Nash.

Reste à savoir si ce beau monde parviendra à jouer ensemble et si le poids des ans n'affectera pas trop la ligne arrière, Kobe Bryant et Steve Nash ayant respectivement 34 ans et 38 ans.

Derrière ces trois favoris, les San Antonio Spurs, les Los Angeles Clippers, les Boston Celtics, et les Chicago Bulls seront les principaux outsiders.

Éliminés en finale de la conférence Ouest par le Thunder en 2012, les Spurs de Tony Parker, Tim Duncan et Manu Ginobili repartent pour un tour. La pleine intégration de Boris Diaw et le rythme moins effréné d'une saison sans lock-out devraient aider cette équipe vieillissante mais toujours dangereuse.

L'HYPOTHÈSE D'UNE SURPRISE

Les Los Angeles Clippers, eux, n'ont pas de problème d'âge. Hormis les vétérans Grant Hill (40 ans) et Chauncey Billups (36 ans), les stars de l'équipe, Blake Griffin, Chris Paul et DeAndre Jordan, sont encore loin de la trentaine.

Dans la conférence Est, les Boston Celtics auront à coeur de prouver qu'ils ne sont pas morts malgré le départ de Ray Allen. Paul Pierce et Kevin Garnett sont toujours là, tandis que Rajon Rondo devrait un peu plus s'imposer cette année comme le patron.

À leurs côtés, les arrivées de Jason Terry, champion NBA 2011 avec les Dallas Mavericks, et de Leandro Barbosa donneront un nouveau souffle à l'attaque des Celtics.

Pour leur part, les Chicago Bulls abordent cet exercice avec de nombreuses interrogations. La star Derrick Rose s'est rompu un ligament du genou en mai et ne fera son retour, au mieux, qu'en février ou mars.

Ses coéquipiers Joakim Noah, Luol Deng et Carlos Boozer devront donc apprendre à jouer sans lui et avec de nouvelles têtes puisque le banc a été entièrement renouvelé.

D'autres équipes seront à surveiller, comme les Indiana Pacers ou les Denver Nuggets qui pourraient bien venir se frotter au gratin de la ligue.

Enfin, le déménagement des Nets du New Jersey vers Brooklyn devrait redonner quelques couleurs à cette franchise finaliste du championnat en 2002 et 2003.

Mais toutes les prévisions pourraient être déjouées par une belle histoire comme sait en en réserver le championnat américain. En 2012, Jeremy Lin était sorti de son anonymat pour éclairer le début de saison. A qui le tour ?

Edité par Simon Carraud et Gilles Trequesser

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