NBA : Le bilan des Frenchies

le
0

La situation contractuelle de certains de nos joueurs NBA a posé question au moment de préparer la liste de l’équipe de France de basket pour le TQO. Mais qu’en est-il de leur saison ? Qui a été bon élève ? Qui est le bonnet d’âne ?

Félicitations du conseil : Nicolas Batum (Charlotte Hornets) : Après sept ans aux Portland Blazers, Nicolas Batum a pris un nouveau virage (non voulu) en rejoignant Charlotte. Dans la franchise de Michael Jordan, Batman a basculé dans le monde des leaders d’équipe. Si Kemba Walker est le franchise player, Batum s’est imposé et révélé comme la seconde arme offensive et a ajouté cette palette de scoreur (9,4 pts en 14-15, 14,9 en 15-16) à celle de couteau suisse. Blessé pendant le premier tour des play-offs, il n’a pu avoir l’impact qu’il fallait pour permettre à Charlotte de se défaire de Miami (3-4). Free agent cet été, l’international de 27 ans va pouvoir négocier un très joli contrat avec Charlotte, sa priorité, ou ailleurs. Stats (70 matchs) : 14,9 points, 6,1 rebonds, 5,8 passes en 35 min Evan Fournier (Orlando Magic) Pour sa quatrième saison en NBA, Evan Fournier a crevé l’écran. Si sa première année au Magic avait connu des hauts et bas, cette saison 2015-16 lui a permis de franchir un cap notamment en termes de scoring (deux pointes à 30 pts). L’international a tout simplement réalisé la meilleure saison. Ça tombe plutôt bien pour lui qui doit renégocier aussi son contrat. Et s’il avait fait d’Orlando sa priorité, le départ de Scott Skiles, un entraineur qui lui a fait confiance, pourrait redistribuer les cartes. Fournier possède en effet des caractéristiques qui plaisent dans la NBA moderne. Stats (79 matchs) : 15,4 points, 2,8 rebonds, 2,7 passes en 32,5 min Ian Mahinmi (Indiana Pacers) C’est à se demander si les fins de contrat ne stimulent pas. Sans faire de bruit, le pivot d’Indiana s’est imposé dans le 5. Et ses stats se sont fait ressentir des deux côtés du terrain. En effet, il a plus que doublé son nombre de points par match (9,3 contre 4,3 en 14-15). Il s’est surtout imposé comme la tour de contrôle de la franchise de Larry Bird et a pu regoûter aux joies de la post-season même si elle s’est arrêtée dès le premier tour contre Toronto. Les trois votes récoltés pour le titre du joueur ayant le plus progressé sont là pour prouver son excellente saison. Stats (71 matchs) : 9,3 points, 7,1 rebonds, 1,1 contres en 25,6 min Satisfaisant Tony Parker (San Antonio Spurs) Tony Parker n’est plus le meneur explosif qu’il était quand on l’avait élu MVP des Finales en 2007. Moins percutant, TP a surtout fait parler sa science du tempo. A 34 ans, il est le seul membre du Big Three (Tim Duncan - Manu Ginobilli - TP) à avoir répondu aux attentes même si c’était par intermittence. Le meneur a surtout confié les clés des Spurs au nouveau Big Two, Kawhi Leonard - LaMarcus Aldridge. Une saison malgré tout historique avec le meilleur bilan de l’histoire de la franchise des Spurs (67 -15) Stats (72 matchs) : 11,9 points, 2,4 rebonds, 5,3 passes en 27,5 min Rudy Gobert (Utah Jazz) On l’avait quitté sur une médaille de bronze au championnat d’Europe de basket où il avait rayonné. Malheureusement pour lui, les blessures l’ont handicapé pendant sa troisième saison NBA. Et c'est rageant quand on voit ses stats. Encore en progression par rapport à l’année, le pivot du Jazz se rapproche petit à petit d’un double-double sur l’ensemble de la saison. Toujours aussi repoussant en défense où il truste les places dans les Top 10 de la saison, Gobert s’améliore aussi de l’autre côté du terrain même s’il peut encore progresser. Une saison satisfaisante qui ne demande qu’à être confirmée l’année prochaine avec des play-offs. Stats (61 matchs) : 9,1 points, 11 rebonds, 2,2 contres en 31,7 min Peut mieux faire Joffrey Lauvergne (Denver Nuggets) Que dire de la saison de Lauvergne, à part qu’on ne comprend pas vraiment les dirigeants de Denver. Si le Mulhousien s’est blessé au milieu de l’exercice, son début de saison avait été plus que prometteur dans une équipe des Nuggets jamais vraiment dans le coup… Mais à son retour, son temps de jeu a chuté (17,6 minutes). A chaque fois qu’on lui a permis de montrer l’étendue de son talent, il a répondu présent. Tout n’est pas parfait loin de là mais avec une meilleure régularité, Lauvergne peut devenir un très bon joueur de NBA. On ne demande qu’à voir. Stats (59 matchs) : 7,9 points, 4,9 rebonds en 17,6 minutes Alexis Ajinca (New Orleans Pelicans) Même constat que pour Joffrey Lauvergne. L’intérieur de  New Orléans a vécu les montagnes russes au niveau de son temps de jeu : capable de jouer 30 minutes et le lendemain se retrouver sur le banc à regarder ses coéquipiers perdre. Pourtant, en raison de blessures entre mars et avril, Ajinça avait pu bénéficier d’un plus gros temps de jeu lui permettant de tourner à près de 14 points et 8 rebonds de moyenne avec notamment 28 points contre les Lakers. Un sentiment de gâchis dans une équipe qui ne tournait pourtant pas et qui aurait pu lui donner plus souvent sa chance. Stats (59 matchs) : 6 points, 4,6 rebonds en 14,6 minutes Axel Toupane (Denver Nuggets) On est un peu dur en le mettant dans cette catégorie mais l’ailier a montré qu’il avait de belles choses à apporter en NBA. S’il n’a joué que deux mois après avoir passé le reste de la saison en D-League, Toupane a réussi à démontrer ses qualités ce qui lui a permis de décrocher un contrat de deux ans avec la franchise du Colorado. On attend maintenant confirmation l’année prochaine de ce talent brut qui ne demande qu’à être poli. Stats (21 matchs) : 3,6 points, 1,5 rebond en 14,5 minutes Mention passable Boris Diaw (San Antonio Spurs) Véritable artisan du titre de San Antonio en 2014, Boris Diaw n’a cette saison pas pesé dans le roster de Gregg Popovich. Il faut dire que l’arrivée de LaMarcus Aldridge et David West dans la raquette texane a fortement diminué son temps de jeu (18,2 contre 24,5 en 14-15). Et si on pensait son rôle augmenter pendant les play-offs, il n’en a rien été, le capitaine de l’équipe de France se contentant de miettes voire de rien du tout comme ça a été le cas dans le dernier match contre Oklahoma. Les Spurs ont jusqu’au 30 juin pour activer une clause dans son contrat et le libérer… Les jours de Diaw à San Antonio sont donc comptés. Stats (76 matchs) : 6,4 points, 3,1 rebonds en 18,2 minutes Damien Inglis (Milwaukee Bucks) Comme Axel Toupane, dur de se faire un véritable avis sur le rookie de Milwaukee. Avec seulement vingt matchs joués, le natif de Cayenne a plus goûté au haut niveau qu’apporté une réelle contribution sur le terrain. Son coach, Jason Kidd, place pourtant beaucoup d’espoirs sur son ailier. Le joueur de 21 ans va devoir travailler cet été s’il veut espérer prendre plus d’importance l’année prochaine en sortie de banc. Stats (20 matchs) : 1,8 points, 1,6 rebonds en 7,8 minutes Bonnet d’âne Kevin Séraphin (New York Knicks) Au moment de sa signature dans la Big Apple, on s’était dit que l’intérieur avait fait le bon choix en quittant Washington et les Wizards afin de gagner du temps de jeu surtout dans une équipe en pleine reconstruction. Malheureusement, on s’était bien trompé. Blessé au début de saison, Séraphin n’a jamais réussi à prendre le bon wagon, a passé le plus clair de son temps à regarder ses coéquipiers et à collectionner les matchs non joués. En fin de contrat, le pivot va devoir réfléchir à la suite à donner à sa carrière et faire le bon choix s’il ne veut pas tomber dans l’anonymat. Stats (48 matchs) : 3,9 points, 2,6 rebonds, 0,8 contre en 11 minutes Joakim Noah (Chicago Bulls) La désillusion de la saison côté français en NBA. Meilleur défenseur de l’année en 2014, le pivot des Chicago Bulls s’est retrouvé à jouer les sixième hommes sous les ordres de Fred Hoiberg. Ce dernier prônant un jeu d’attaque rapide, Noah ne correspondait pas à ce type de jeu. Frustré par un temps de jeu en net diminution (21,9min contre 30,6), il n’a également pas été épargné par les blessures. Fin janvier marque tout simplement la fin de sa saison après une nouvelle rechute à l’épaule gauche. Lui aussi est en fin de contrat. Après avoir voulu le transférer fin février, les Bulls pourraient lui proposer une prolongation de contrat. Mais à quelles conditions ? Réponse dans un peu plus d’un mois. Stats (29 matchs) : 4,3 points, 8,8 rebonds, 3,8 passes en 21,9 minutes
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant