Naufrage en Méditerranée : le parquet charge le capitaine du navire

le , mis à jour à 12:30
0
Naufrage en Méditerranée : le parquet charge le capitaine du navire
Naufrage en Méditerranée : le parquet charge le capitaine du navire

Le bilan du naufrage d'un chalutier au large de la Libye, dimanche, augmente tristement. «On peut dire que 800 personnes sont mortes», a déclaré tôt mardi matin la porte-parole du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Un chiffre confirmé par le porte-parole de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) quelques instants plus tard. 

28 survivants, deux personnes arrêtées. Ce nouveau bilan a été estimé grâce aux témoignages de la plupart des 27 survivants arrivés dans le port sicilien de Catane vers minuit et qui ont débarqué dans la nuit de lundi à mardi. La police italienne a d'ailleurs annoncé avoir procédé à l'arrestation de deux de ces survivants : un Tunisien et un Syrien soupçonnés d'avoir été le capitaine et un membre d'équipage du chalutier. Un 28e survivant avait été hospitalisé d'urgence à Catane dès dimanche soir. 

«Nous avons confronté les témoignages, il y avait un peu plus de 800 personnes à bord, dont des enfants de 10, 12 ans. Il y avait des Syriens, environ 150 Erythréens, des Somaliens... Ils étaient partis samedi à 8 heures de Tripoli», a ajouté la porte-parole du HCR. 

Le capitaine du navire mis en cause. Selon le récit des survivants, le chalutier qui les transportait a chaviré sous l'effet d'un mouvement de foule alors qu'approchait un cargo portugais appelé à son secours. Certains migrants auraient été enfermés dans les cales, d'après les témoignages d'autres migrants. 

Selon les premières conclusions du parquet de Catane, le capitaine du navire est à l'origine de ce drame, en raison des fausses manoeuvres qu'il a entreprises et de la surcharge de son bateau. Le parquet ajoute que le naufrage s'est produit après une collision avec le cargo portugais venu le secourir mais que ce dernier n'était pas responsable du naufrage.

Un sommet de l'Europe, jeudi. «Nous ne pouvons pas continuer comme cela, nous ne pouvons accepter que des ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant