Natixis GAM : Enquête internationale 2013 sur les investisseurs particuliers

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Les particuliers plus optimistes et prêts à investir avec un plus grand niveau de risque ?

Selon une étude NGAM menée en 2013 auprès de 5650 investisseurs particuliers dans 14 pays, à l'échelle mondiale, les investisseurs particuliers montrent des signes d'optimisme malgré un moral fortement entamé par la volatilité des marchés.

Les investisseurs particuliers semblent également avoir modéré leur appréhension du risque afin de soutenir leurs objectifs financiers à long terme :

44 % des particuliers se déclarent prêts à prendre plus de risque dans leur portefeuille en 2013 contre 33 % en 2012

71 % des investisseurs considèrent qu'une stratégie classique (actions et obligations) en matière d'allocation du portefeuille n'est pas à même de leur procurer des retours sur investissement optimaux, ni de leur permettre de maîtriser le risque sur les marchés actuels.

68 % des investisseurs (plus des deux tiers) manifestent un intérêt pour les produits qui ne sont pas indexés sur la performance des marchés au sens large.


À l'échelle mondiale, les investisseurs particuliers montrent des signes d'optimisme : malgré un moral fortement entamé par la volatilité des marchés, 44 % des particuliers se déclarent prêts à prendre plus de risque dans leur portefeuille contre 33 % en 2012. On note cependant des disparités régionales : les européens (hors UK), restent les plus frileux avec 37 % seulement d'avis positifs, viennent ensuite les US avec 43 %, puis l'Asie avec 49 %, tandis que ceux du Moyen-Orient sont les plus dynamiques avec 57 % d'investisseurs prêts à reprendre du risque.

Cela crée donc un optimisme accru pour l'avenir.
"Mais il s'agit d'un optimisme par défaut", tempère Christophe Point, directeur commercial de Natixis Global AM France. "Un fait flagrant : sur ces douze derniers mois, davantage d'investisseurs sont prêts à accepter des pertes sur les marchés lors des périodes volatiles."

En effet, en 2013, 43 % des investisseurs sondés considèrent la stabilité lors des périodes volatiles comme critère le plus important pour leurs investissements, contre 57 % en 2012, soit une baisse de 14 points.

L'étude met en évidence des objectifs de placement parfois contradictoires chez les investisseurs. Sept sur dix avouent hésiter entre le rendement et la préservation du capital.
"Ce paradoxe est illustré quand on les interroge sur leurs objectifs de placement : plus de la moitié (57 %) déclare que la valorisation du patrimoine constitue une priorité par rapport à la préservation du capital mais ils sont 80 % à privilégier la sécurité au détriment de la performance", souligne Christophe Point.

"En effet, la plupart des investisseurs (75 %) déclare toutefois accorder plus d'importance à la prévisibilité et à la stabilité des retours sur investissement. Cependant, l'étude démontre qu'ils ne comptent plus sur les stratégies classiques pour y parvenir."

Il ressort de l'étude que 71 % des investisseurs considèrent qu'une stratégie classique (actions et obligations) en matière d'allocation du portefeuille n'est pas à même de leur procurer des retours sur investissement optimaux, ni de leur permettre de maîtriser le risque sur les marchés actuels. Les investisseurs recherchent la croissance et demandent de plus en plus à accéder à des placements qui ne sont pas corrélés : plus des deux tiers (68 %) manifestent un intérêt pour les produits qui ne sont pas indexés sur la performance des marchés au sens large.

Cependant sur le plan mondial, les connaissances financières des investisseurs particuliers sont faibles : seul un investisseur privé sur cinq dit avoir une grande connaissance des placements, contre 40 % (2 sur 5) qui avouent n'avoir qu'une connaissance limitée ou nulle du risque inhérent à leur portefeuille. Même s'ils sont conscients de devoir prendre plus de risque, diversifier leur portefeuille (50 % déclarent en être convaincus) et examiner des moyens nouveaux pour atteindre leurs objectifs, les investisseurs déclarent manquer de conseils pour « sauter le pas ». En effet, 85 % des particuliers interrogés disent avoir besoin d'en apprendre davantage sur les placements ou stratégies décorrélés avant d'y investir et ils sont 65 % à déclarer pouvoir envisager de le faire si leur conseiller leur recommandait. Cependant même si la plupart d'entre eux en ont déjà discuté avec leur conseiller (68 %) au niveau mondial, on note une disparité flagrante entre le Moyen-Orient où ce chiffre atteint 87 %, et l'Europe qui ne dépasse pas les 61 % (avec 59% en ce qui concerne les Français).

Malgré ces interrogations concernant la performance des stratégies traditionnelles, et l'attrait manifeste pour les stratégies dites alternatives, l'enquête démontre que les perspectives d'investissement des sondés sont stables pour 2014 : 62 % des particuliers prévoient de maintenir leur allocation l'année prochaine. Ils privilégieraient même les actifs défensifs tels que l'or (29 % prévoient de l'augmenter), l'immobilier (28 %) et de la trésorerie liquide (20 %). "Cette inertie peut s'expliquer par les incertitudes persistantes concernant la situation économique au niveau mondial, et particulièrement les finances publiques, dans chaque pays", explique Christophe Point.

L'étude démontre que 94 % des investisseurs américains restent préoccupés par ce sujet, ce chiffre retombant néanmoins à 85 % pour les européens.

"Nous militons pour la construction de portefeuilles durables, dont la 1ère étape est l'évaluation de la tolérance de l'investisseur à la volatilité des marchés ainsi que de ses objectifs d'investissement de long terme", conclut Christophe Point. "Il est important de se focaliser en 1er lieu sur ce qui compte vraiment - le niveau de risque global dans un portefeuille. Si l'on applique cette stratégie, la structure du portefeuille pourrait combiner un mélange c½ur d'actions, obligations et investissements décorrélés des marchés."


En savoir plus :

Voir l'étude complète

Aller plus loin "Comment construire des portefeuilles durables dans un environnement incertain ?"

 

*Patrimoine supérieur ou égal à 200 000 dollars d'actifs (soit plus de 150 000 euros)


Méthodologie
Commandée par le centre de recherche "Durable Portfolio Construction" de Natixis Global Asset Management, cette étude a été réalisée par Core Data Research (société londonienne de recherche financière), à l'échelle mondiale, auprès de 5 650 investisseurs particuliers dans 14 pays d'Asie, d'Europe, des Amériques et du Moyen-Orient. 500 investisseurs particuliers français ont pris part au sondage. L'étude cible principalement les investisseurs actifs, et le patrimoine net investissable des Français sondés atteint en moyenne ¤ 621 400. Le sondage en ligne a été effectué en juin et juillet 2013. Plus d'information sur : www.durableportfolios.com.

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