Natixis AM identifie trois retournements qui pourraient faire rebondir les actions en 2016

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(AOF) - 2016 est-elle d'ores et déjà une année perdue pour les marchés financiers après un début d'année particulièrement difficile ? Pour Franck Nicolas, directeur Investissement et Solutions Clients chez Natixis AM, il est encore possible d'espérer enregistrer des "performances intéressantes en 2016" sur les marchés en fonction de l'évolution de trois facteurs : la politique de la Fed, le cours du pétrole et la situation en Chine.

Pour Franck Nicolas (Natixis AM), "la Réserve Fédérale pourrait acter de la présence d'un cycle US moins vigoureux que prévu" et ainsi en tirer les conséquences pour sa politique de resserrement monétaire. "Le pic du cycle américain se situe probablement plutôt en 2015, et la Fed devrait revenir sur sa séquence de resserrements si les données d'activités montrent des signes de faiblesse (l'ISM manufacturier continue du reste de s'effriter)", estime-t-il.

Du côté du pétrole, il est envisageable que les pays producteurs de pétrole se mettent d'accord pour contenir la production cette année. D'abord, "la stratégie de forte production des Saoudiens pour affaiblir la rentabilité des pétroles de schiste américains est en train de fonctionner", observe Franck Nicolas chez Natixis AM. Ensuite, "les défauts high yield dans cette industrie remontent à grande vitesse et les banques américaines ne tarderont pas à ralentir le financement d'un secteur dont la profitabilité et la solvabilité sont en chute libre". Enfin, l'expert de NAM rappelle que les pays fortement dépendants des ventes de pétrole eux-mêmes souffrent d'un prix du baril trop bas.

"Progressivement, des expositions directes ou indirectes (secteurs énergétiques dans les actions, pays émergents producteurs, dollar canadien et couronne norvégienne, ou même point-mort d'inflation aux USA) peuvent être construites pour capter ce retournement", estime le directeur Investissement et Solutions Clients de Natixis AM.

Sur le troisième facteur, Franck Nicolas estime qu'une "dévaluation plus franche (du yuan chinois) détériorerait le pouvoir d'achat des chinois (remontée du prix des importations) mais permettrait de procéder à une vraie relance budgétaire sans accentuer le déficit de la balance des paiements, les investisseurs locaux ne voyant plus de raison de sortir des capitaux une fois que la monnaie s'est ajustée."

Pour l'heure, le gérant de Natixis AM recommande de rester à l'écart des actifs de la zone asiatique. "Mais si un tel changement de cap a lieu, l'économie chinoise pourrait repartir de l'avant et poursuivre sa transition vers un modèle économique davantage tournée vers la consommation locale", assure-t-il.

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  • M7639769 il y a 10 mois

    Natixis identifie rien du tout