Natation: Lara Grangeon ira aux Jeux de Londres

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LARA GRANGEON PREMIÈRE NAGEUSE FRANÇAISE QUALIFIÉE POUR LES JO DE LONDRES
LARA GRANGEON PREMIÈRE NAGEUSE FRANÇAISE QUALIFIÉE POUR LES JO DE LONDRES

par Chrystel Boulet-Euchin

DUNKERQUE, Nord (Reuters) - Lara Grangeon a été dimanche la première nageuse française à valider son billet pour les Jeux olympiques de Londres, à l'occasion des championnats nationaux disputés à Dunkerque.

La Néo-Calédonienne s'est imposée en finale du 400m quatre nages en quatre minutes 40 secondes et 12 centièmes. Elle avait signé en série un chrono prometteur de 4'45"75, le temps de qualification olympique étant fixé à 4'41"75.

"Richard (Martinez, son entraîneur depuis six ans à Font-Romeu) m'a dit avant la course d'avoir confiance en moi. Le temps était affiché depuis longtemps dans ma chambre", a expliqué la licenciée du Cercle des nageurs calédoniens, tout sourire, comme toujours.

"Quand j'ai touché, j'ai ressenti beaucoup de bonheur."

En revanche, la chute a été lourde pour Sébastien Rouault et Hugues Duboscq sur leur distance de prédilection.

Rouault a bien été sacré champion de France du 400m nage libre mais n'est pas parvenu à réaliser le temps de qualification olympique et a regretté le manque d'adversité.

Il faisait là allusion à Yannick Agnel, tenant du titre, qui a préféré se concentrer sur le sprint (100m et 200m).

"Ça fait chier. J'estime ne pas avoir été dans les conditions d'une course de haut niveau. Ici, les autres étaient là pour prendre la roue, pas pour me battre", a dit le nageur licencié à Mulhouse, champion d'Europe du 800m et du 1.500m en 2010, qui est monté en larmes sur le podium.

Il lui reste encore la possibilité de se qualifier sur 1.500m, tout comme il reste à Hugues Duboscq une option sur le 200m brasse.

Triple médaillé de bronze olympique avec un doublé sur 100m et 200m à Pékin il y a quatre ans, le futur retraité -il a annoncé qu'il mettrait son maillot au clou après Londres- gardait lui le moral.

"DÉÇU MAIS PAS EFFONDRÉ"

S'il est qualifié pour la finale nationale, Duboscq a signé des temps insuffisants en série et en demi-finales pour briguer une place aux JO sur 100m brasse.

"Je suis déçu, mais pas effondré, il reste le 200. Mes entraîneurs me disent que le 200 est 'ma' course. Maintenant, je ne peux plus me cacher", a-t-il dit.

En revanche, Aurore Mongel, même si elle a signé le meilleur temps des demi-finales du 100m papillon, ne sera pas du voyage, faute d'avoir réalisé les minima, tout comme Sophie de Ronchi.

Mélanie Hénique a, elle aussi, manqué son pari.

Médaillée de bronze des Mondiaux sur 50m papillon, épreuve qui n'est pas inscrite au programme olympique, a été sèchement éliminée dès les séries du 100m papillon où elle visait une qualification pour Londres.

Après une préparation gâchée par une blessure à l'épaule, elle a terminé 29e en 1'04"43 et n'a même pas décroché un billet pour les demi-finales d'une épreuve qu'elle maîtrise encore mal.

"Je ne sais pas où j'en suis (...). Je suis déçue parce que ce n'est pas facile de se relever après tout ça. Il reste le 50m papillon et le 50 crawl. Je vais essayer de prouver que je suis encore la meilleure sur 50 pap'", a-t-elle dit.

Sur 50m papillon, une discipline sans enjeu où les sprinters ont décidé de se tester avant leur grande explication sur le 100m nage libre, Amaury Leveaux s'est imposé.

En 23"65, le licencié du Lagardère Paris Racing a devancé trois nageurs de Marseille à commencer par Frédérick Bousquet, deuxième. Florent Manaudou, frère cadet de Laure, ancienne championne olympique et du monde, et Fabien Gilot, champion de France en titre du 100m, se sont partagé la troisième place.

Edité par Grégory Blachier

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