Natation: Jérémy Stravius, adepte du bon stress

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JÉÉEMY STRAVIUS EN LICE POUR DÉFENDRE SON STATUT
JÉÉEMY STRAVIUS EN LICE POUR DÉFENDRE SON STATUT

par Chrystel Boulet-Euchin

DUNKERQUE, Nord (Reuters) - En lice dès ce lundi en séries des championnats de France de natation à Dunkerque, Jérémy Stravius a un "statut à défendre", celui de champion du monde du 100m dos, un titre qu'il partage avec Camille Lacourt depuis l'été dernier.

Le nageur compte naturellement confirmer ses lettres de noblesses acquises à Shanghai en se nourrissant du "bon stress" qu'il dit ressentir avant de se lancer dans le grand bain de la piscine Paul-Asseman.

"Il y a un statut à défendre, qui est omniprésent bien sûr, mais on le vit bien. Je n'étais pas trop stressé jusque-là mais là, on y est. Je stresse, oui, mais c'est du bon stress", a-t-il expliqué en conférence de presse.

"J'aime bien le stress, même si j'essaie de ne pas le montrer."

Sa rivalité avec Camille Lacourt et, dans une moindre mesure, celle avec son partenaire de club à Amiens, Benjamin Stasiulis, ne semblent pas davantage inquiéter le nageur, même s'il avoue une légère tension.

"Je suis quand même un peu moins tranquille qu'avant. Avec Benjamin, on s'est un peu 'séparés' à l'entraînement. Je me suis un peu reconcentré sur moi-même", dit-il.

UNE HISTOIRE DE PLAISIR

"Je ne vois pas du tout le duel à chaque fois que je dispute un 100m dos et puis, cela fait quelques années que nous sommes trois ou quatre dossistes au niveau. Ce sera une belle course", affirme encore Stravius, qui insiste, comme tous les nageurs français depuis quelques jours, sur la notion de plaisir.

"Le plaisir dont on parle, c'est surtout le plaisir de la souffrance. Le but, c'est la qualification pour les Jeux et c'est là que l'on trouve le plaisir, même si on souffre à l'entraînement. Et le plaisir c'est aussi ce que l'on découvre chaque jour sur nos capacités", explique-t-il.

Outre le 100m dos, Jérémy Stravius a également prévu de s'aligner sur le 100m nage libre, discipline majeure de la natation où il pourrait, dès les séries de mercredi, venir jouer les trouble-fête.

"Je le dispute car je vise une qualification pour le relais. Sur cette distance, il y a des gars meilleurs que moi. On dit souvent que ce sont les cadors qui le font. C'est l'épreuve reine du sprint", dit-il, évoquant notamment sans les nommer Alain Bernard, champion olympique en titre de la distance, William Meynard ou encore Fabien Gilot.

Et pour le plaisir, toujours, et si tout va bien, il disputera en fin de semaine le 100m papillon, qui constitue de son propre aveu une "course bonus".

Edité par Olivier Guillemain

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