Natation: clap de fin et émotions pour Alain Bernard

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CLAP DE FIN ET ÉMOTIONS POUR ALAIN BERNARD
CLAP DE FIN ET ÉMOTIONS POUR ALAIN BERNARD

par Chrystel Boulet-Euchin

DUNKERQUE, Nord (Reuters) - L'émotion a été grande samedi à Dunkerque quand Alain Bernard a échoué dans sa quête d'un billet pour les Jeux olympiques de Londres en individuel sur 50m nage libre.

Alors qu'il avait raté la qualification sur 100m dont il est champion olympique en titre, il a également rendu les armes sur la plus courte des distances, où Amaury Leveaux et Florent Manaudou se sont qualifiés.

Le public a fait une ovation debout à Alain Bernard, qui aura 29 ans en mai. Les autres nageurs et sa compagne Coralie Balmy, qui venait de décrocher sa qualification sur 800m, sont tous venus l'étreindre et quelques larmes ont coulé.

"C'est le début de la fin. Il y aura encore quelques autres courses. J'ai bossé très dur et cela ne s'est pas passé comme je le voulais", a dit Bernard qui, avec beaucoup de dignité, affichait son grand sourire devant les médias.

"On attendait un Amaury imprévisible, il l'a été. Quant à Florent, félicitations. C'est la relève. L'ovation du public est la plus belle des récompenses mais aujourd'hui c'est la compét' qui a parlé, c'est le sport. Maintenant je vais faire le mieux pour honorer ma place en relais si j'y suis."

AUGUIN EN LARMES

Denis Auguin, entraîneur de Bernard depuis 14 ans, n'a pas pu retenir ses larmes après le dernier championnat de France de son nageur.

"C'est bien sûr beaucoup d'émotions. C'étaient ses derniers championnats de France. Désormais, on va s'attacher à faire une bonne préparation pour le relais", a-t-il dit.

"Quand j'ai vu le public debout, j'ai craqué. C'était peut-être paradoxalement le plus beau moment. Il restera qu'on a couru après l'excellence et qu'on y est parvenu."

Les autres nageurs ont été émus, comme Fabien Gilot, troisième de la course et qui, lui non plus, n'est donc pas qualifié.

"Ce soir, je suis surtout déçu pour un copain", a-t-il dit.

Amaury Leveaux a pour sa part souligné qu'il avait été le seul à aller le voir avant la course, lui promettant la gagne. Même si sa prédiction n'a pas tenue, il a également été le premier à l'étreindre à la sortie du bassin.

Une nouvelle génération a donc pris le pouvoir, ce que résume Florent Manaudou, 21 ans.

"Ça fait bizarre, l'année dernière c'était Fred (Frédérick Bousquet) et Alain, cette année c'est Amaury et moi. Ça prouve la forme olympique du sprint français mais c'est dur", a-t-il dit.

Edité par Grégory Blachier

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