Natation : Camille Muffat : " Je n'ai pas de regret "

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Natation : Camille Muffat : " Je n'ai pas de regret "
Natation : Camille Muffat : " Je n'ai pas de regret "
Rencontre avec Camille Muffat, retirée des bassins depuis juillet et invitée de l'Access365, jeudi, sur sport365. La Niçoise revient pour nous sur sa retraite sportive et la réflexion qui l'a menée à faire cette annonce à 24 ans.

Camille Muffat, tout le monde doit vous demander si vous comptez revenir un jour. N'est-ce pas cela le plus difficile ?
Déjà j'ai le temps de mettre en place des projets, ce que je n'avais pas le temps de faire avant. Je suis toujours en collaboration avec mon agent et mes sponsors. Au début, c'est sûr que les gens ne comprenaient pas. Il faut toujours expliquer que c'est définitif. La vie de nageuse est pleine de sacrifice. On commence à nager vers 12 ans et on s'entraîne tous les jours. On répète les efforts tous les jours. On a très peu de vacances. Seuls les connaisseurs savent ce que c'est et me comprennent.
Il y a encore quelques jours, j'ai croisé une dame à l'aéroport qui m'a demandé si on allait me voir à Rio. J'ai dû lui expliquer que non. Même si je suis championne olympique et que je n'ai pas à me plaindre, les gens ne comprennent pas que ce n'est pas vraiment un métier.

Yannick Agnel, votre ancien compère à Nice, a repris l'entraînement à Mulhouse. Il a tenté de vous convaincre de le rejoindre ?
Non, il n'a même pas essayé. Il sait très bien ce que je pense et, même si on en a parlé, il n'a pas tenté de me faire reprendre. Mes proches, les entraîneurs, les autres nageurs connaissent tout ça et me comprennent, mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Dans uun sport comme la natation, c'est courant que l'on arrête sa carrière quand on est jeune, comme c'est mon cas puisque j'avais 24 ans à l'époque. C'est définitif et je n'ai pas de regret.

On vous a vu avec le maillot du RC Toulon pour promouvoir leur prochain match à l'Allianz Riviera de Nice. Comment cela est-il arrivé ?

C'est l'Allianz Riviera qui cherchait deux sportifs de la région pour promouvoir le match. En passant par mon agent, ils m'ont proposé de le faire. J'ai dit oui parce que cela me permettait de faire un peu de promotion pour Nice et aussi parce que j'aime bien le rugby. Je suis allée en tournage, la semaine dernière, à Toulon et on s'est bien amusé avec Bernard Laporte. Je le connaissais un petit peu pour l'avoir rencontré à « La nuit du rugby ». J'ai pu taper dans un ballon et c'est plus difficile que ce qu'on imagine quand on est devant sa télé (rires). En plus, j'ai rencontré Jonny Wilkinson et Frédéric Michalak !

Vous avez représenté la ville de Nice à travers vos performances. Un rôle plus officiel d'ambassadrice de la ville, notamment aux côtés de Christian Estrosi, cela vous intéresserait ?

Oui. Je ne vais pas me lancer en politique, mais dès que je pourrais représenter ma ville, je le ferai. C'est vrai que Christian Estrosi m'a toujours suivie et m'a accompagnée au long de ma carrière. Je suis Niçoise, j'aime ma ville et je continuerai de vivre là-bas. Dès que je peux le faire, je le fais. Cette année, j'ai participé à l'événement Pop in the city. C'est un raid urbain uniquement féminin et j'y ai participé avec Charlotte Bonnet (ndlr : Son ancienne coéquipière à Nice). C'était sympa, les gens venaient nous voir pour discuter, pour qu'on leur présente la ville. C'était sympa et j'ai apprécié. J'ai pu parler et rencontrer des gens, ce que je ne pouvais pas faire avant, hormis après les compétitions pour signer quelques autographes.

 

Propos recueillis par Dimitri Gressard

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