Naples, la guerre des ordures

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À peine élu, le maire Luigi De Magistris a trahi sa promesse de régler le problème «en cinq jours».

Un sac d'ordures dans chaque main, les bras levés, Flavia, robuste sexagénaire de Pianura, l'une des zones les plus déshéritées de Naples, invective les forces de l'ordre en tenue antiémeute qui lui barrent le passage. Un climat de révolte flotte sur tout le quartier envahi par la monnezza, les immondices qui s'accumulent à tous les coins des rues dans une puanteur insoutenable. Une barrière de sacs noirs et de déchets de toutes sortes s'élève à 2 mètres de haut sur 350 mètres de long.

Une nouvelle fois, Naples se retrouve en pleine détresse. Plusieurs milliers de tonnes de détritus s'entassent dans ses rues, devant ses hôpitaux, ses écoles, églises et commerces. De nombreuses boutiques gardent leurs rideaux baissés. Des populaires «quartiers espagnols» au pittoresque dédale de Spaccanapoli comme sur l'élégant front de mer, le spectacle est le même. Les touristes longent les trottoirs en zigzaguant entre les tas d'ordures et en se bouchant le nez. Certains

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