Nantes, les raisons d'un succès

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Nantes, les raisons d'un succès
Nantes, les raisons d'un succès
1) Un groupe qui n'a pas (ou peu) changé

Quand certaines équipes sortaient le carnet de chèques cet été pour renouveler en profondeur leur effectif, le FC Nantes de Michel Der Zakarian a choisi la stabilité. Par la force des choses en raison de l'interdiction de recrutement temporaire suite à l'affaire Ismaël Bangoura. Mais aussi par envie. Pas question de voir le départ des titulaires qui ont permis la montée, juste quelques retouches (Oswaldo Vizcarrondo, Alejandro Bedoya et Johan Audel notamment) pour apporter un surplus d'expérience à une équipe jeune : telle a été la formule choisie par Waldemar Kita. Le président nantais s'est aussi félicité d'avoir convaincu Filip Djordjevic et Papy Djilobodji de rester en Loire-Atlantique.

2) Le discours de Michel Der Zakarian

Il avait promis une intersaison calme et pour une fois, il a tenu ses promesses. Waldemar Kita, président souvent contesté par les supporters et ses collaborateurs, a trouvé les mots justes pour se remettre les fans dans la poche. Et il a surtout eu la présence d'esprit de rapidement confirmer Michel Der Zakarian dans ses fonctions. L'homme de la montée, qui a passé neuf années à Nantes entre 1979 et 1988, est très apprécié par les supporters. S'il n'est pas le meilleur client des journalistes en conférence de presse, l'entraîneur des Canaris applique une formule qui marche avec son groupe : travail et humilité. Son discours à base de phrases courtes mais percutantes est un modèle du genre. Le Franco-Arménien fait passer un message à son groupe, use et abuse de formules du genre « Je préfère mal jouer et gagner que bien jouer mais perdre? ! » Aujourd'hui, le FC Nantes arrive à allier beau jeu et résultats. Et c'est bien grâce à Der Zakarian.

3) Une philosophie de jeu qui fonctionne

Qu'on le veuille ou non, le jeu à la nantaise n'est pas encore mort. Et Michel Der Zakarian s'applique à le faire perdurer depuis son retour à la tête du FC Nantes en 2012 malgré son étiquette d'entraîneur défensif. Catalogué à tort dans ce registre, l'intéressé apporte une réponse sur le terrain. « Face à Evian, sur le premier but, on fait 25 passes et à la 26eme, Djordjevic marque. Et ça, personne ne l'a relevé (?) Parfois, on nous met des étiquettes, regrette le coach des Canaris. Moi, à ce qu'il parait, je ne fais que défendre. Evidemment qu'on a tous envie de jouer comme le Barça mais avant, il faut apprendre à courir ensemble et il faut du travail. C'est ce qu'on fait depuis un an et demi. » Une formule qui fonctionne. L'an dernier, le FCNA avait la troisième meilleure attaque de Ligue 2 et la deuxième défense. Un équilibre qui se retrouve aujourd'hui malgré le passage à l'échelon supérieur. L'équipe possède actuellement la troisième attaque de Ligue 1 derrière Paris et Monaco mais aussi la quatrième défense. Des chiffres qui traduisent cet état d'esprit.

4) Un public retrouvé

Le Stade de la Beaujoire comme aux plus beaux jours. Depuis le début de saison, l'enceinte nantaise se pare de ses plus beaux atouts. Et pousse son équipe à se surpasser. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien si le FC Nantes occupe la deuxième place du championnat des Tribunes (ndlr : un classement qui compile l'ambiance, l'animation et la fidélité des supporters). Pour preuve, la Brigade Loire, fervent club de supporters du FC Nantes, a repris ses encouragements après plusieurs saisons de grève. Et la Tribune Loire, celle de 7 125 places derrière l'un des buts, a le don de stimuler l'ensemble du stade. Et cela se ressent. Depuis le début de saison, la Beaujoire enregistre 26 414 spectateurs de moyenne sur les cinq premières rencontres de Ligue 1. Du jamais vu depuis le titre de champion de France en 2001.

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