Nantes et Monaco dans le piège de Reykjavik

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Nantes et Monaco dans le piège de Reykjavik
Nantes et Monaco dans le piège de Reykjavik

L'Islande est compliquée à manœuvrer, et ça ne date pas d'hier. Dans les années 80, Nantes et Monaco étaient allés perdre à Reykjavik en Coupe d'Europe, les seules défaites françaises contre des Islandais.

" J'ai perdu contre Reykjavik ? Ha d'accord. Peut-être, oui. Je sais pas. Je ne me souviens même pas que j'avais joué à Reykjavik ! " Jean-Paul Bertrand-Demanes a peut-être la mémoire sélective, mais il semble sincère quand il jure n'avoir aucun souvenir de sa soirée islandaise d'il y a trente ans. " C'était juste après Ramsès II, ça fait loin, hein ! " conclut-il avec humour. Et pourtant, lors de ce premier tour de Coupe de l'UEFA, Bertrand-Demanes, gardien iconique du FC Nantes, avait encaissé deux buts. Assez pour que les Canaris rentrent sur les bords de la Loire avec une défaite, la première de l'histoire pour un club français contre une équipe islandaise. Les faits se déroulent le 17 septembre 1985, dans le froid du stade Hlíðarendi, à l'ouest de Reykjavik. 2000 petits spectateurs sont là pour applaudir le Valur Reykjavik – " l'un des clubs les plus respectés d'Islande ", précise Þorgrímur Þráinsson, défenseur des Islandais ce jour-là – coller un 2-1 aux Nantais. Une fois revenus sur leurs terres, les Jaune et Vert reprendront la main en envoyant un 3-0 aux Islandais, avant de pousser jusqu'aux quarts de finale de cette Coupe de l'UEFA. Mais la brèche a été ouverte, et le Valur Reykjavik n'a plus peur quand elle aperçoit le pavillon français. Les Monégasques l'apprendront à leurs dépens trois ans plus tard en Ligue des champions.

Rendez-vous en terre inconnue


" Je ne me rappelle plus de ce match-là. Ça fait partie des matchs qui ne m'ont pas marqué. " Manuel Amoros est donc lui aussi fâché quand il s'agit de se souvenir de son escapade en Islande. Le vainqueur de l'Euro 84 s'y était aventuré avec Monaco un 8 octobre 1988, pour le premier tour de la Ligue des champions. Þorgrímur Þráinsson, qui était encore dans la défense du Valur lors de ce match, lui pardonne : " C'est normal, il a joué tellement de matchs. Peut-être qu'il ne veut pas se souvenir des matchs où il a perdu. Même moi, je ne me souviens pas de tous mes matchs ! Je ne lui en veux pas. " Une rencontre à la saveur particulière pour Arsène Wenger qui joue le premier match de Coupe d'Europe de sa carrière, et c'est peu dire que l'ASM, champion de France en titre, arrive confiant. Le déplacement sent pourtant le traquenard parfait, et Monaco ne connaît presque rien de son adversaire du jour. " Un ami avait…


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