Naguib Sawiris envisage de racheter SFR

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NAGUIB SAWIRIS ENVISAGE DE RACHETER SFR
NAGUIB SAWIRIS ENVISAGE DE RACHETER SFR

PARIS (Reuters) - Naguib Sawiris envisage de racheter SFR, la filiale de téléphonie mobile de Vivendi, dans le cadre d'une transaction qui pourrait être valorisée entre 13 et 14 milliards d'euros, a expliqué l'homme d'affaires égyptien au Financial Times dans un entretien publié jeudi.

Naguib Sawiris a toutefois précisé que la taille d'une telle opération était trop importante pour qu'il puisse la financer seul.

"Nous regardons SFR à travers une de nos filiales (...) Le problème est que le montant est très élevé. (Vivendi) possède d'importants actifs, donc cela requiert un grand groupe", a-t-il déclaré au quotidien financier.

Une personne proche de Vivendi citée par le FT explique toutefois que le scénario le plus probable pour SFR serait la création d'une coentreprise ou une transaction en France alors que Vivendi discute d'une possible fusion avec le câblo-opérateur Numéricable.

Vivendi n'a pas souhaité faire de commentaire sur un rachat de SFR par le milliardaire égyptien.

Lors du salon TMT de Morgan Stanley à Barcelone, Philippe Capron, directeur financier de Vivendi, a indiqué que des actions sur la revue stratégique du groupe étaient à attendre dans les trimestres à venir.

Citant des analystes de Jefferies, le FT précise qu'un rachat de SFR pourrait se faire sur la base d'une valorisation de 13,7 milliards d'euros, soit 4,5 fois l'Ebitda attendu pour 2013.

"RIDICULE"

"Un tel prix est ridicule", a déclaré à Reuters une source proche de Vivendi.

L'intérêt de Naguib Sawiris pour SFR, qui en est à un stade peu avancé d'après le FT, intervient alors que l'homme d'affaires a proposé lundi d'entrer au capital de Telecom Italia.

A travers cette proposition, l'homme d'affaires Naguib Sawiris vise surtout GVT, la filiale brésilienne également mise en vente par Vivendi, Telecom Italia ayant fait part de son intérêt pour l'opérateur brésilien.

Dans un entretien au Figaro publié mardi, Naguib Sawiris indiquait déjà être intéressé par des actifs en France.

"S'il y a une opportunité en France, je suis là. Mais, malheureusement, on ne veut que des investisseurs français", expliquait-il.

Le mois dernier, la ministre déléguée à l'Économie numérique Fleur Pellerin évoquait en parlant de SFR une "entreprise sensible et stratégique pour la France" et indiquait que "l'État sera donc très attentif à l'évolution du capital de SFR".

Alexandre Boksenbaum-Granier, avec Gwénaëlle Barzic, édité par Dominique Rodriguez

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