Nacer Bouhanni : " J'ai été posé dans un fauteuil dans le final "

le
0
Nacer Bouhanni : " J'ai été posé dans un fauteuil dans le final "
Nacer Bouhanni : " J'ai été posé dans un fauteuil dans le final "

Vainqueur sans discussion de la 4eme étape du Paris-Nice ce jeudi, Nacer Bouhanni a salué la performance de son équipe, qui l'a parfaitement lancé vers la victoire. Une victoire teintée par la revanche après son déclassement mardi.

Nacer Bouhanni, félicitations, racontez-nous ce sprint avec un final un peu compliqué...
Ça roulait vraiment très vite. C’était une étape difficile aujourd’hui (jeudi), toujours en prise. Ça a roulé vite toute l’étape et on savait qu’il y avait une bosse à 30km de l’arrivée, ça a monté vite. J’étais bien placé, je bascule dans les 50 premiers et, ensuite, j’avais une grosse équipe Cofidis autour de moi et j’ai été posé dans un fauteuil dans le final.

Comment ça se passe dans votre tête quand vous gagnez ? Il y a eu un début de saison où vous n’avez pas gagné aussi vite que désiré puis la victoire en Andalousie, le petit accrochage avec Matthews il y a deux jours...
Dans tous mes sprints du début de saison, j’ai été présent. J’ai commencé la saison à 75% et je suis monté en puissance petit à petit. Et, là, je sens que la forme arrive. C’est ma deuxième victoire de l’année. L’an dernier, j’ai dû attendre mi-avril pour m’imposer une première fois donc c’est un gros soulagement de m’imposer ici. C’était l’objectif, on était venus ici pour gagner une étape, c’est chose faite.

Après la grosse déconvenue de mardi, c’était un esprit de revanche lors de cette étape ?
J’ai, en plus, été beaucoup critiqué. Après, c’est le sprint. Je voulais vraiment m’imposer aujourd’hui (jeudi) car j’étais énervé du déclassement. Mais c’est comme ça, je suis passé à autre chose, il y aura d’autre sprints.

Vous avez parlé de votre équipe, ça veut dire que le train est bon, qu’il est parfaitement calé ?
Ce n’est pas du jour au lendemain qu’on met un train en marche. On a beaucoup travaillé au niveau technique dans les stages. Je pense qu’on a eu le bon timing, on a débordé les Katusha au bon moment. Et, ensuite, quand je suis dans la roue de Christophe Laporte, je suis à 100% en confiance car je sais que quand il met les gaz, il me met en vitesse de pointe et je n’ai plus qu’à faire mon effort à 200m de la ligne.

On vous a déjà vu à l’aise dans les pourcentages, êtes-vous ambitieux pour demain (vendredi) ?
Demain (vendredi), il y a le Mont Ventoux à monter, il y a quand même trois ou quatre cols dans la journée. Je pense qu’on était venus pour remporter au moins une victoire d’étape, c’est chose faite et demain (vendredi), c’est quand même difficile pour moi.

Propos recueillis par notre envoyé spécial sur Paris-Nice, Nicolas BERTE

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant