Nabucco pourrait s'effacer devant un gazoduc "low cost"

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(Commodesk) Un projet de gazoduc "low cost" pourrait l'emporter sur le corridor Nabucco, jusqu'à présent soutenu par l'Union européenne et les Etats-Unis, a expliqué Al Cook, vice-président du Développement au gisement très convoité de Shah Deniz (Azerbaïdjan), lors de la conférence européenne et automnale du Gaz. Simple coïncidence, mais le même jour, mardi, se tenait le premier sommet du Forum mondial des exportateurs de gaz (GECF), au Qatar, sans les Américains, ni les Européens, au sens communautaire. Seule la Norvège (qui n'est pas membre) était présente à Doha, en tant qu'observateur. Al Cook a annoncé que l'Azerbaïdjan examinait ainsi une quatrième option, pour acheminer le gaz naturel de la mer Caspienne, vers l'Union européenne : moins chère que les autres et avec une capacité pouvant être revue à la hausse. Cette infrastructure de transport, jugée plus "compétitive" et "avantageuse", pourrait ainsi détrôné les trois autres projets, toujours en lice : Nabucco, le projet " Interconnecteur Turquie-Grèce-Italie" (IGI-Poseidon) et le Transadriatic Pipeline (TAP). La concurrence est d'autant plus rude que seul un gazoduc pourra être choisi. Les quantités à transporter sont trop faibles, pour rentabiliser plusieurs corridors : l'exploitation de Shah Deniz (à partir de 2017) présente une capacité de 30Gm3/an (soit 1/10e des importations européennes), dont seuls 10 Gm3/an seront disponibles pour l'Union européenne. La décision finale sera prise au plus tard en 2013, selon Marc-Antoine Eyl-Mazzega, du Centre d'Etudes et de Recherches Internationales (CERI). Peut-être aussi dès 2012.
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