Nabucco, le retour

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C'est, au sens propre, un long serpent d'acier, et au sens figuré, un serpent de mer. Encore récemment considéré comme peu crédible, le projet de gazoduc Nabucco, soutenu par Bruxelles pour diversifier les approvisionnements européens en gaz en réduisant la dépendance à l'égard de la Russie, a fait des progrès ces dernières semaines.

Un gazoduc sans gaz

Un gazoduc ne vaut rien si l'on n'a pas de gaz à y transporter. Or la principale faiblesse du projet Nabucco, lancé en 2002 avec le soutien très politique des Etats-Unis, réside dans l'absence de sources d'approvisionnement garanties. Nabucco ambitionne de transporter 31 milliards de mètres cubes de gaz par an, en commençant par 10 milliards de mètres cubes, des champs d'Asie centrale ou du Caucase à l'Europe via la Turquie sur 3300 kilomètres. L'option iranienne, imaginée aux débuts, est abandonnée depuis longtemps tant que le régime des Mollah est jugé infréquentable. L'option irakienne est très sérieuse

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