N½ud de vipères à la roumaine, souvenirs de Taïwan, mélos hollywoodiens

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Nœud de vipères à la roumaine, souvenirs de Taïwan, mélos hollywoodiens
Nœud de vipères à la roumaine, souvenirs de Taïwan, mélos hollywoodiens

Chaque mercredi, La Matinale présente ses choix de films à voir sur grand écran.

Puisqu’on n’a pas pu voir les méchants de Suicide Squad avant la sortie de ce nouveau film de super-héros, on s’en tiendra, au rayon des nouveautés, à un seul titre : Sieranevada, du Roumain Cristi Puiu. Mais cette pénurie est l’occasion de redécouvrir aussi bien les débuts d’un génie taïwanais que les classiques de Douglas Sirk.

RECETTE SARDONIQUE POUR REPAS DE DEUIL : « Sieranevada », de Cristi Puiu

Présenté au Festival de Cannes, où il reçut un accueil mitigé, Sieranevada est un nouveau tour de force signé Cristi Puiu. Après La Mort de Dante Lazarescu et Aurora, voici un film de près de trois heures qui montre les membres d’une famille, réunis dans un logement exigu de la banlieue de Bucarest pour un banquet funèbre, s’empêchant les uns les autres de manger, à force de querelles et de discussions oiseuses. La caméra, généralement postée dans l’entrée de l’appartement, point d’observation idéal de la circulation des personnages, s’insinue parfois dans l’une ou l’autre des pièces.

Le sentiment prévaut d’une familière étrangeté. Dans l’attente, on converse, on s’affaire, on se croise, on s’apostrophe, et l’ambiance s’échauffant, on se prend pas mal la tête. Le souvenir de Festen (1998), de Thomas Vinterberg, remonte sans le vouloir à la mémoire. C’est un faux ami. Rien à voir entre les cadavres dans le placard familial du Danois et la débâcle des rituels qui électrise le clan roumain. Le premier se croyait chez les Atrides, le second met une perruque à La Cantatrice chau...

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