MySkreen s'allie avec l'INA

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Annuaire en ligne des différentes offres de vidéo à la demande françaises, le distributeur mySkreen s'allie avec l'Institut National de l'Audiovisuel (INA). Ce dernier devrait investir une dizaine de millions au capital de mySkreen, rejoignant ainsi le groupe Le Figaro. «MySkreen a été fondé il y a deux ans et les actionnaires ont investi 3 millions d'euros dans le projet. L'INA a l'intention de s'y associer pour développer un véritable projet d'avenir. Nous défendrons ensemble ce projet auprès de la commission du Grand Emprunt», explique Frédéric Sitterlé. Le but serait d'offrir une alternative à la plateforme américaine Hulu rassemblant les trois grands Networks (NBC, News Corp et Disney) pour diffuser leurs programmes sur Internet et qui devrait dégager environ 200 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2010. «La vraie question est: faut-il faire un Hulu à la française?», tempère Frédéric Sitterlé. «En France, les chaînes de télévision se sont déjà organisées en lançant des plateformes de télévision de rattrapage avec M6 Replay, TF1 Vision ou Pluzz pour France Télévisions. MySkreen n'a pas vocation à être une plateforme de plus. Notre objectif est plutôt d'organiser les différentes offres, de les valoriser et de rendre accessibles leurs contenus gratuits et payants aux internautes», explique le Pdg de mySkreen. «La particularité est que la France est championne du monde des plateformes de VOD avec 40.000 titres payants sur 50 plateformes différentes. Dans ce contexte, la principale innovation de mySkreen est d'offrir aux internautes un compte unique sur lequel ils peuvent puiser n'importe quel contenu payant provenant de n'importe quel catalogue. Comme sur iTunes, l'internaute y dépose sa carte bleue». Frédéric Sitterlé estime que mySkreen est une sorte de «Galeries Lafayette de la VOD» dans laquelle chaque plateforme dépose librement ses contenus, fixe librement les prix et maintient le contact avec son client. «Nous sommes un distributeur et notre modèle économique repose sur une commission de distribution. Notre rôle est d'être un accélérateur d'audience pour les différentes plateformes et surtout de contextualiser les contenus pour les pousser vers les internautes suivant leurs centres d'intérêt», ajoute Frédéric Sitterlé. Ce dernier salue l'initiative de M6 qui, avec son offre «Pass Series VIP», permettra aux internautes d'accéder, moyennant un abonnement de 9,99 euros par mois, aux séries américaines dès le lendemain de leur diffusion aux Etats-Unis. «Lutter contre le piratage, c'est bien sur la sanction et on en parle avec Hadopi. Mais Hadopi n'est pas que cela, c'est aussi le développement des offres légales et la meilleure façon de lutter contre le piratage est de rendre les contenus accessibles rapidement sur une plateforme légale».

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